Valls prêt à renoncer à la déchéance de nationalité des terroristes binationaux pour ne pas crisper la gauche

Publié à 15h40, le 16 décembre 2015 , Modifié à 15h40, le 16 décembre 2015

Valls prêt à renoncer à la déchéance de nationalité des terroristes binationaux pour ne pas crisper la gauche
© AFP

FINALEMENT NON - C’est une proposition qui avait fait débat et qui pourrait finalement ne pas être appliquée, Manuel Valls s'interrogeant sur le coût politique de cette mesure. Les députés LR réclament de longue date la déchéance de nationalité des terroristes binationaux, disposition reprise par François Hollande après les attentats du 13 novembre. Fin novembre, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, avait déjà pris ses distances avec cette mesure. "Ce n’est pas la déchéance de nationalité qui va permettre d’arrêter les terroristes", arguait-il.

Plusieurs élus PS avait dénoncé cette mesure, cheval de bataille du Front national. "On a peut-être voulu faire plaisir au FN", avait avancé la sénatrice Samia Ghali. “Un cadeau à l’extrême droite", avait renchéri le député Pascal Cherki.

Ce mercredi 16 décembre, France info rapporte que Manuel Valls pourrait renoncer à la déchéance de nationalité des binationaux. Mesure qu'il jugeait pourtant "légitime quand des Français tuent d’autres Français". En petit comité, le Premier ministre s’interroge de nouveau :

 

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Il faut regarder cela de près. Ce projet de réformer crispe terriblement la gauche. Est-ce que le symbole en vaut la peine ?

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Le texte qui prévoit la réforme de la constitution post-13 novembre sera présenté dans une semaine en conseil des ministres. Et Manuel Valls n'est pas le seul à s'interroger. "L'exécutif ne fait pas de l'adoption de cette mesure un point dur", résume un ministre à l'AFP. "Est-ce que le symbole vaut la peine, pour trois ou quatre personnes seulement ?", s'interroge un autre poids lourd du gouvernement.

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