VIDÉO - En 2002, Mélenchon n’avait pas hésité à appeler à voter pour Chirac contre Le Pen

Publié à 11h47, le 24 avril 2017 , Modifié à 12h42, le 24 avril 2017

VIDÉO - En 2002, Mélenchon n’avait pas hésité à appeler à voter pour Chirac contre Le Pen
Jean-Luc Mélenchon avait défilé le 27 avril 2002 place de la République à Paris contre la présence du FN au second tour. © DANIEL JANIN / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

Dimanche 23 avril, Jean-Luc Mélenchon a perdu son pari, échouant à la quatrième place du premier tour de l’élection présidentielle. Aux alentours de 22h, le candidat de la France insoumise a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour, précisant que ce seraient aux 450.000 adhérents de son mouvement de se prononcer sur la plateforme jlm2017.fr. Un discours qu’il n’a pourtant pas toujours tenu. En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen était arrivé au second tour, Jean-Luc Mélenchon n’avait pas hésité une seule seconde. 

Il y a 15 ans, le 27 avril 2002, un rassemblement républicain avait été organisé pour faire barrage au Front national de Jean-Marie Le Pen. A l'époque, Jean-Luc Mélenchon n'avait pas encore claqué la porte du Parti socialiste. Et il était catégorique sur sa volonté de faire battre le FN, appelant les électeurs à voter pour "abaisser le plus bas possible Le Pen"

Le 5 mai, il ne faut pas hésiter. Alors, mettez des gants si vous voulez, des pinces, ou ce que vous voulez, mais votez ! Abaissez le plus bas possible Le Pen ! 

Voir la séquence isolée par Brut en vidéo : 

La veille de ce rassemblement, Jean-Luc Mélenchon avait publié une tribune dans le journal Le Monde intitulée "Stopper la course à l'abîme". "J'affirme clairement que tout atermoiement dans les rangs de gauche nous expose au minimum à une nouvelle avancée de l'extrême droite", insistait-il à l'époque pour essayer de mobiliser les abstentionnistes. Il écrivait : 

Quelle conscience de gauche peut accepter de compter sur le voisin pour sauvegarder l'essentiel parce que l'effort lui paraît indigne de soi ? Ne pas faire son devoir républicain en raison de la nausée que nous donne le moyen d'action, c'est prendre un risque collectif sans commune mesure avec l'inconvénient individuel.

Ou comment, en 15 ans, Jean-Luc Mélenchon a changé de discours et refuse, pour le moment, de donner une consigne de vote. 



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