VIDÉO - Selon Ségolène Royal, le PS n'a pas de leçons de démocratie à donner vu ce qu'il s'est passé en 2008 au congrès de Reims

Publié à 07h42, le 09 janvier 2017 , Modifié à 10h12, le 09 janvier 2017

 VIDÉO - Selon Ségolène Royal, le PS n'a pas de leçons de démocratie à donner vu ce qu'il s'est passé en 2008 au congrès de Reims
Ségolène Royal © AFP

Le Parti socialiste est-il mort ce soir de novembre 2008, en plein congrès de Reims, lorsque les manœuvres d'appareil ont fait de Martine Aubry la première secrétaire du parti alors que tout le monde, ou presque, s'attendait à voir Ségolène Royal l'emporter ? Le sujet a été évoqué le 8 janvier, dans le cadre de l'émission de France 2 Dimanche 20h55 et consacrée aux "enfants terribles" de François Mitterrand. Ou comment le PS s'est déchiré après la mort de l'ancien chef de l'État.

En 2008, le second tour de l'élection du premier secrétaire opposait donc la maire le Lille à l'ancienne candidate à la présidentielle de 2007. Des fraudes sont opérées et le résultat fut tellement serré que ces fraudes ont joué un rôle déterminant. "De part et d'autres il y a eu des accusations de tricherie. Il y a eu le sentiment que dans tel ou tel département, on a ajouté des voix dans un sens, mais si on est objectif, aussi dans un autre", commente auprès de France 2 Manuel Valls qui, à l'époque, était le porte-parole de Ségolène Royal.

Cette dernière ne cache d'ailleurs pas son amertume vis-à-vis d'une élection qu'elle estime s'être fait voler. Face caméra, elle dit :

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Ils ont triché. C'est tout. Voilà, la triche. C'est pour ça que quand j'entends parfois le parti donner des leçons de moral sur le fonctionnement démocratique dans tel ou tel pays, ça m'amuse.

 

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Un extrait découpé par le Lab à voir ci-dessous en vidéo :



S'agit-il d'un clin d'œil déguisé de l'actuelle ministre de l'Écologie à la polémique enclenchée par ses propos sur Cuba ?

En décembre, après la mort de Fidel Catro, Ségolène Royal avait contesté les accusations de violations des droits de l'homme à l'encontre du "Lider Maximo" et de son régime. Ces mots avaient suscité une intense contestation dans la classe politique française, jusqu'au sein du gouvernement où le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a lui-même recadré sa collègue. Interrogée sur ce sujet lors de la séance de questions au gouvernement, le 7 décembre, la numéro 3 du gouvernement avait répondu : "Vous n'allez pas dire que 4 millions de personnes se rendent dans une dictature, ce n'est pas vrai."

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