Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont déposé une requête en nullité, selon Mediapart

Publié à 18h25, le 12 septembre 2014 , Modifié à 19h20, le 17 octobre 2014

Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog ont déposé une requête en nullité, selon Mediapart
Nicolas Sarkozy © Reuters

Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog ont déposé vendredi 12 septembre une première requête en nullité dans l'affaire des écoutes, selon Mediapart (article payant). Une information également diffusée par I>Télé, selon qui la requête porte notamment sur "une erreur dans les délais de renouvellement d'écoutes" et sur la "légalité des écoutes".

Les deux hommes ont été mis en examen dans le cadre de l'enquête sur cette affaire en lien avec le haut magistrat Gilbert Azibert, ce dernier ayant également été mis en examen. L'ancien chef de l'État a été mis en examen en juillet pour "corruption active", "trafic d'influence" et "recel de violation du secret professionnel".

Parallèlement à l'organisation de son retour dans l'arène politique, Nicolas Sarkozy "orchestre depuis l’été de grandes manœuvres qui visent autant à faire annuler la procédure elle-même qu’à ridiculiser médiatiquement des juges qu’il exècre", écrit le site d'informations. Selon Mediapart, d'autres requêtes pourraient prochainement être déposées auprès des magistrats de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.

Voici les arguments de Nicolas Sarkozy et de son avocat, toujours selon Mediapart :

En droit, deux angles d’attaque sont envisagés par le camp sarkozyste. L’un consiste à mettre en cause l’objet et la durée d’écoutes téléphoniques dites 'en filet dérivant', qui auraient été prolongées artificiellement, et jusqu’à la découverte d’une infraction – selon la défense. L’autre repose sur la confidentialité des échanges et le secret professionnel qui protègent les avocats, et que ces écoutes téléphoniques auraient mis à mal. 

Les enquêteurs soupçonnent Nicolas Sarkozy d'avoir cherché à d'obtenir des informations sur le dossier Bettencourt auprès de Gilbert Azibert, en échange de la promesse d'un poste de prestige à Monaco. L'ex-président, lui, a nié avec force avoir commis un quelconque "acte contraire aux principes républicains" et dénoncé une "instrumentalisation politique d'une partie de la justice" à son encontre.

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