Anne Hidalgo demande à Bernard Cazeneuve de régulariser 500 sans-papiers pour raison budgétaire

Publié à 15h48, le 19 décembre 2014 , Modifié à 15h48, le 19 décembre 2014

Anne Hidalgo demande à Bernard Cazeneuve de régulariser 500 sans-papiers pour raison budgétaire
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Image Sylvain Chazot


C'est une lettre envoyée au ministère de l'Intérieur et que dévoile Le Monde ce vendredi 19 décembre, une missive signée Anne Hidalgo et par les représentants des groupes PS, EELV, PCF-Front de Gauche et PRG de Paris. La demande est claire : la maire de Paris invite Bernard Cazeneuve à régulariser environ 500 personnes sans-papiers.

L'objectif d'Anne Hidalgo n'est pas seulement humanitaire. Selon elle, la régularisation de 500 personnes aurait aussi un intérêt financier, qui plus est dans un contexte de saturation des hébergements d'urgence. Voici ce qu'elle écrit dans la lettre adressée au ministre de l'Intérieur et publiée par Le Monde :

Maintenir des personnes en centre d'hébergement ou à l'hôtel alors que certaines pourraient travailler, trouver un logement, accéder à des dispositifs d'insertion de droit commun, est coûteux pour la collectivité dans son ensemble. Nous devons faire preuve de sérieux budgétaire et stopper cette embolie de l'hébergement qui génère sa propre situation.

C'est donc avant tout une nécessité budgétaire qui conduit Anne Hidalgo à demander la régularisation d'environ 500 personnes qui seraient, dit-elle, "dans cette zone grise : en séjour irrégulier, mais non expulsables dans les faits". Elle ajoute :

À l'heure où entre 2.500 et 3.500 personnes dorment dans les rues parisiennes, il nous faut aussi plus que jamais donner de la fluidité aux dispositifs d'hébergement et de réinsertion sociale. C'est une responsabilité qu'il nous revient d'assumer, collectivement.

Cette lettre est datée du 16 décembre, soit au lendemain du discours de François Hollande sur l'immigration. Mais l'entourage de la maire de Paris assure au Monde qu'il ne s'agit là que d'un pur hasard.

Du rab sur le Lab

PlusPlus