Au PS de Saint-Ouen, la réunion de section finit aux urgences

Publié à 19h52, le 08 juillet 2014 , Modifié à 20h27, le 08 juillet 2014

Au PS de Saint-Ouen, la réunion de section finit aux urgences
Capture d'écran d'un article du Parisien.

C'est l'histoire d'un militant socialiste qui finit aux urgences, le nez cassé, avec un coquard, frappé par un autre militant socialiste, jeudi 3 juillet, au soir, à la fin d'une réunion PS à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis).

Comme le racontait lundi 7 juillet Le Parisien (article payant), Henri Lelorrain, ancien conseiller municipal délégué à la politique sportive et militant minoritaire, de la tendance la plus à gauche du PS chez les socialistes de Saint-Ouen, a reçu un coup de poing de Youcef Ayadi, ancien colistier de Karim Bouamrane, le secrétaire de la section et tête de liste aux municipales de mars dernier, éliminé au premier tour.

Youcef Ayadi raconte au Parisien :

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Je venais de voter contre l'entrée dans la section d'un militant qui avait le soutien d'Henri [Lelorrain]. A la sortie, Henri est venu coller son visage contre le mien, il était excédé. Son regard était démoniaque. Il a posé son sac et a essayé de me donner un coup que j'ai réussi à éviter. J'ai riposté.

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Interrogé par Le Lab, Henri Lelorrain raconte : "Je suis sorti de la salle. Youcef Ayadi attendait. Quand j'ai voulu partir, il m'a rattrapé et c'est là que le ton est monté". Il précise qu'il était "déçu du vote", mais "qu'il n'avait pas absolument pas de regard démoniaque".

Les deux hommes ont porté plainte.

Et Le Parisien publie une photo de Henri Lelorrain avec son œil au beurre noir :

"La fédération socialiste ne saurait accepter que la violence verbale et physique soit le mode de règlement des débats internes", réagit dans un communiqué Philippe Guglielmi, premier secrétaire fédéral.

Contacté par Le Lab, Philippe Guglielmi précise qu'il n'était pas présent sur les lieux et qu'il attend "de voir ce que la Justice décidera", mais il condamne :

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Je soutiens totalement Henri Lelorrain. Les violences ne sont jamais acceptables dans le cadre d'un échange politique.

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Cité par Le Parisien, Karim Bouamrane menace, si les deux hommes ne se réconcilient pas, de "demander l'exclusion de ces deux militants". "Il faut qu'il arrête de prendre ses désirs pour la réalité, il a soutenu l'agresseur et les faits sont graves", lui répond Henri Lelorrain, interrogé par Le Lab, en assurant avoir reçu un appel de soutien de Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée et député de Seine Saint-Denis.

Du rab sur le Lab

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