Battu pour la vice-présidence du Sénat, le sénateur PS Jean-Pierre Michel dénonce les pratiques de son groupe

Publié à 13h24, le 30 avril 2014 , Modifié à 14h28, le 30 avril 2014

Battu pour la vice-présidence du Sénat, le sénateur PS Jean-Pierre Michel dénonce les pratiques de son groupe
Sénat. (photo d'illustration) © Maxppp.

CUISINE INTERNE – Un vote peut en cacher un autre. Pendant que l’Assemblée votait, dans une ambiance mutine, le programme de stabilité, le Sénat élisait, mardi 29 avril, un nouveau vice-président, pour remplacer Didier Guillaume, nouveau patron du groupe PS au Palais du Luxembourg à la place du néo-ministre François Rebsamen.

Ils étaient deux candidats au groupe PS pour cette fonction honorifique aux côtés de Jean-Pierre Bel, le président du Sénat : Christiane Demontès, 59 ans, et Jean-Pierre Michel, 75 ans et bien connu du Lab (voir ici ou ).

Finalement battu par la sénatrice du Rhône, Jean-Pierre Michel explique au Lab "être énervé" et que l’élection de Christiane Demontès "révèle l’idée que depuis la présidentielle, tous ceux qui ont voté François Hollande à la primaire s’arrogent le droit de se coopter". Et de se répartir les postes.

Soutien de Martine Aubry en 2011 – "c’est de l’histoire ancienne", dit-il – le sénateur de Haute-Saône vaincu attribue cette défaite à son "indépendance", tout en soulignant *sympathiquement* que la nouvelle vice-présidente de la chambre haute vient d’être battue aux municipales :

"

Je n’avais pas mesuré qu’étant indépendant, ne faisant partie d’aucun clan ou courant, c’était rédhibitoire. Cela a joué en ma défaveur.

"

Mettant en avant son mandat unique qui lui aurait conféré une grande disponibilité, ainsi que son expérience du poste, qu’il a occupé deux fois, Jean-Pierre Michel déplore que "ces méthodes introduisent au sein du groupe un état d’esprit qui n’est pas bon".

"Ça me rappelle House of Cards", conclut-il, déçu.

Du rab sur le Lab

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