Comme la sénatrice PS Samia Ghali, Xavier Bertrand préconise l’envoie de l’armée dans les banlieues

Publié à 09h48, le 15 janvier 2015 , Modifié à 09h54, le 15 janvier 2015

Comme la sénatrice PS Samia Ghali, Xavier Bertrand préconise l’envoie de l’armée dans les banlieues
Xavier Bertrand.
Image Sébastien Tronche


GUERRE - "La France est en état de légitime défense." C’est ainsi que Xavier Bertrand dresse le portrait de la situation du pays après les attentats qui ont frappé Paris. "Il y a un front intérieur en France", ajoute le député UMP de l'Aisne, invité ce jeudi 15 janvier de la matinale de iTélé.

Ancien ministre de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand a salué la décision de François Hollande de revenir sur les réductions d’effectifs dans les armées. "Une sage décision", dit-il. Et pour cause, face aux menaces djihadistes dans certains quartiers sensibles de l’Hexagone, celui qui prétend à investiture UMP pour la présidentielle de 2017 préconise d’envoyer l’armée dans certains de ces quartiers.

Il explique :

La France est en état de légitime défense pour prendre des mesures très fortes pour renforcer la sécurité. (…) Dans certaines banlieues, quand vous avez ces trafics, il faut envoyer la police. Mais si ça ne suffit pas, il faut envoyer des forces militaires pour imposer l’ordre républicain. Ensuite, les trafics gangrènent tout un quartier. C’est à l’armée de sécuriser.

Pour autant, Xavier Bertrand ne veut pas céder à la course à l’échalote sécuritaire. Il s’oppose à un Guantanamo française, comme Claude Guéant, et estime qu’il va être nécessaire "d’élaborer un nouveau projet de société" car "la question sécuritaire est essentielle mais ne réglera pas tout".

Sa proposition de recourir à l’armée avait été avancée, pour Marseille, par la sénatrice socialiste Samia Ghali, en août 2012. "Je l’ai dit de manière un peu naïve, mais je le maintiens", disait-elle quelques jours après avoir créé une polémique avec ces propos. Ce à quoi François Hollande, tout juste élu président de la République, avait répliqué :

L’armée n’a pas sa place dans les quartiers.

Le débat est aujourd'hui relancé.

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