Dominique de Villepin se voit comme un "aiguillon" ou un "stimulant" sur la scène internationale

Publié à 09h58, le 24 juillet 2014 , Modifié à 10h01, le 24 juillet 2014

Dominique de Villepin se voit comme un "aiguillon" ou un "stimulant" sur la scène internationale
Dominique de Villepin sur BFMTV le 24 juillet 2014. © BFMTV

Appelez-le "l'aiguillon". Invité de BFMTV ce 24 juillet, Dominique de Villepin s'est lancé dans une explication quant au rôle qu'il souhaite tenir aujourd'hui dans la vie politique française. Pas de poste ou de responsabilité assure l'ancien Premier ministre mais un rôle d'homme "avançant des idées".

Être un "stimulant", proposant des solutions pour "un certain nombre de crises", avoir "une parole qui vaut des actes" sur "la scène internationale" ... ou Dominique de Villepin vu par Dominique de Villepin.

Lorsque la journaliste lui demande ce qu'il fait aujourd'hui "pour la France", celui qui n'a pas de mandat électif et a quitté l'UMP en 2011 répond :

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Je suis devant vous et j’essaye d’avancer un certain nombre d’idées, de multiplier un certain nombre de rencontres, de travailler sur la scène internationale. (…) Quand je m’exprime un peu partout sur la scène mondiale c’est pour défendre cette image de la France. (...) Je ne veux pas de poste, je ne veux pas de responsabilité spécifique dans un univers partisan, ce n’est pas mon tempérament, je n’ai pas de gout ou de talent pour ça.

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Une parole, c'est bien. Mais des actes ?, le relance la journaliste :

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Une parole qui vaut des actes ! Vous savez, faire avancer les idées sur la scène internationale, permettre des rapprochements …

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Mais encore :

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Vous savez être l’aiguillon, être le stimulant, être proposant sur un certain nombre de crises, de conflits, contribuer à faire bouger les idées, les lignes … le principal enjeu dans notre pays est de se remettre en marche. Nous sommes un pays arrêté. Il faut retrouver des idées, un projet, retrouver le rêve Français.

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Dominique de Villepin a par ailleurs réitéré son soutien à Nicolas Sarkozy, son nouvel ami pour la vie depuis quelques mois après l'avoir accusé de vouloir le "pendre sur un croc de boucher" lors de l'affaire Clearstream. Il justifie ce changement de ton par son refus des "rivalités personnelles dérisoires" et érige en modèle Jacques Chaban-Delmas :

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C’est important pour les Français de montrer qu’il n’y a rien de plus important que le combat commun pour notre pays, les rivalités personnelles sont ridicules et dérisoires. (...)



J’ai été très marqué par la démarche de quelqu'un dont je suis proche familialement qui a été Jacques Chaban-Delmas. Voilà quelqu’un qui a supporté un certain nombre d’avanies, y compris de gens que j’aime beaucoup comme Jacques Chirac, et qui a été capable de tendre la main et d’avancer.

"

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