En 2012, Nicolas Sarkozy fustigeait l’abstention, "le contraire du courage"

Publié à 09h04, le 04 février 2015 , Modifié à 09h08, le 04 février 2015

En 2012, Nicolas Sarkozy fustigeait l’abstention, "le contraire du courage"
Nicolas Sarkozy à la Mutualité en 2012. © BERTRAND LANGLOIS / AFP

BOITE A ARCHIVES - Front républicain ou ni-ni ? L’UMP a tranché officiellement en faveur du "ni-ni" pour le second tour de l’élection législative partielle dans le Doubs. Contre le choix de Nicolas Sarkozy et malgré les diverses voix de ténors du parti (Juppé, Larcher, Longuet) qui appellent à voter pour le candidat socialiste.

Dans le texte validé par le bureau politique de l’UMP, mardi 4 février, l’UMP appelle officiellement ses électeurs à "exprimer leur double opposition en votant blanc ou en s’abstenant". Le principal parti d’opposition propose donc à ses électeurs le choix de l’abstention, comme l’avait fait le MRC de Jean-Pierre Chevènement pour les élections européennes.

Sauf que Nicolas Sarkozy n’a pas toujours été tendre avec l’abstention. Dans son discours de campagne présidentielle du 24 février 2012 à Lille, retranscrit sur le site officiel de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat fustigeait ceux qui boycottaient les bureaux de vote. Il déclarait ainsi, à propos de parlementaires socialistes s’abstenant sur un traité européen :

L’abstention, c’est une fuite. L’abstention, c’est un refus d’assumer ses responsabilités. L’abstention, c’est un renoncement. L’abstention, c’est laisser les autres décider. L’abstention, c’est le contraire du courage.

Ce positionnement de l’UMP par rapport au scrutin du Doubs a choqué. Jean-Christophe Cambadélis tout d’abord, pour qui "l’irresponsabilité est aux commandes à l’UMP" :

Rémi Féraud, maire du 10e arrondissement de Paris et président du groupe socialiste au Conseil de Paris, dénonce lui la "lâcheté" de l’UMP sur la question. "La honte et l’incivisme réunis", ajoute-t-il :

Quant à Laurence Parisot, ancienne patronne du Medef, proche de l’UDI et relayée par le député socialiste Sébastien Denaja, elle juge ce choix comme étant "l’exact contraire de l’esprit du 11 janvier".

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