Face à Manuel Valls, la candidate PS aux européennes en Ile-de-France, Pervenche Berès, explique qu'il faut changer la règle des 3% de déficit

Publié à 07h22, le 20 mai 2014 , Modifié à 07h56, le 20 mai 2014

Face à Manuel Valls, la candidate PS aux européennes en Ile-de-France, Pervenche Berès, explique qu'il faut changer la règle des 3% de déficit
Pervenche Berès et Manuel Valls © images Maxppp et Reuters.

Du paradoxe des campagnes électorales. Dans la course pour les élections européennes, le Parti socialiste fait campagne contre l'austérité et promet de revisiter la règle des 3% de déficit imposée par Bruxelles. Le tout pendant que l'exécutif français tente de convaincre du nécessaire respect des 3%.

Lors d'un meeting commun à Evry le 19 mai au soir, Pervenche Berès, eurodéputée socialiste en lice pour renouveler son mandat en Ile-de-France, s'est donc retrouvée face à Manuel Valls à expliquer qu'il fallait changer cette règle "improductive". Un discours live-tweeté par le compte de la candidate :

Un propos tenu devant le Premier ministre et très apprécié par Jérôme Guedj, l'un des frondeurs socialistes qui s'était abstenu lors du vote du plan d'économies fin avril (et qui, depuis, a dû laisser sa place au ministre sortant François Lamy dont il est le suppléant) :

Depuis sa nomination comme chef du gouvernement, Manuel Valls a toujours affirmé qu'il "en allait de la crédibilité de la France de respecter [ses] engagements" en matière de déficit.

Face aux critiques de ministre écolo sortante Cécile Duflot - qui juge hypocrite la double position du PS sur cette question - Michel Sapin, en charge des finances, sétait même fendu d'une petite leçon d'économie pour défendre les 3% :

[Le chiffre des 3%] n’est pas tombé comme ça du ciel. C’est ce qui, en régime de croisière de croissance normale, dans un pays comme la France, permet de stabiliser la dette. Si on est pour plus de 3%, c’est qu’on est pour plus de dette. Si on est pour moins de 3%, c’est qu’on est pour moins de dette. Moi je suis pour moins de dette.

Et d'ajouter qu'il était prêt à "rencontrer à nouveau" Cécile Duflot pour lui "expliquer" la raison d'être de cette règle. Peut-être devra-t-il convier Pervenche Berès à la réunion.

Du rab sur le Lab

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