Fail ou piratage : le dérapage du compte twitter de la mairie UMP d'Asnières

Publié à 20h12, le 22 septembre 2014 , Modifié à 20h19, le 22 septembre 2014

Fail ou piratage : le dérapage du compte twitter de la mairie UMP d'Asnières
© Capture d'écran Twitter

MULTIACCOUNT FAIL ? – La vie politique à Asnières-sur-Seine, dans le 92, n’est jamais un long fleuve tranquille. Période électorale ou non. Dans cette ville reprise par l’UMP Manuel Aeschlimann au socialiste Sébastien Pietrasanta lors des élections municipales de mars 2014 (un recours a été déposé par le député PS et la décision est attendue durant l’automne), les débats ont dérapé sur Twitter, ce 21 septembre, après le 20h du retour de Nicolas Sarkozy.

Sur le réseau social, une militante socialiste, colistière du candidat socialiste à l’Hôtel de ville a publié la réponse publique qu’elle a reçu du compte officiel de la mairie d’Asnières. Avec style SMS et fautes d’orthographes en bonus.



 

Le message s’apparente à un "multiaccount fail", une erreur dans la gestion du compte officiel. Mais, contacté par Le Lab, l’adjoint au maire chargé de la communication, Thomas Lam, assure tout d’abord que "le tweet n’a jamais été diffusé". Il prétend qui'il s'agit surement d’un montage et accuse indirectement la militante socialiste d’avoir fait un faux.

"Le compte de la ville ne répond pas à ce genre de message", appuie-t-il, expliquant également que "plusieurs élus ont accès au compte".

Quelques minutes plus tard, Thomas Lam change de version et explique au Lab qu’après s’être renseigné, il est "probable que nous ayons été piratés". Il ajoute :

Quand on est arrivé à la mairie, nous n’avions pas changé les codes du compte. Il y a une possibilité que des personnes mal intentionnées l’aient utilisé.

Pour autant, il n’envisage pas de porter plainte, car il ne veut accuser personne, et explique avoir simplement entamé "une démarche d’authentification" du compte.

La campagne des municipales avait été très violente à Asnières.

Début avril, la nouvelle équipe municipale menée par l'UMP Manuel Aeschlimann avait accusé, dans un communiqué envoyé aux médias, le socialiste Sébastien Pietrasanta d’avoir volé des disques durs "sur des ordinateurs appartenant à la ville".

Le 14 avril, en plein conseil municipal, après avoir été attaqué sur les revenus Assedics de sa femme, Manuel Aeschlimann avait demandé à une élue de l’opposition : "avec qui couchez-vous ?"

Du rab sur le Lab

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