Attentat à Charlie Hebdo : les politiques abasourdis

Publié à 12h32, le 07 janvier 2015 , Modifié à 21h45, le 07 janvier 2015

Attentat à Charlie Hebdo : les politiques abasourdis
François Hollande, Bernard Cazeneuve et Anne Hidalgo au siège de "Charlie Hebdo". © KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Image Le Lab


Une fusillade a éclaté, mercredi 7 janvier, au siège de Charlie Hebdo. L'hebdomadaire satirique a été attaqué par trois tueurs, comme l'a indiqué le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Selon le parquet de Paris, l'attaque a fait au moins 12 morts. Un chiffre confirmé par le ministre de l'Intérieur en début d'après-midi.

Ce live est maintenant clos et présente le fil des événements de la journée.

>> François Hollande décrète une journée de deuil national jeudi 8 janvier 

Dans une allocution en direct de l’Élysée à 20h, le Président de la République a décrété une journée de deuil national ce jeudi avec un moment de recueillement à la mi-journée. Les drapeaux seront en berne trois jours. François Hollande a insisté sur le rassemblement du pays qui "doit être notre réponse." Ajoutant :" Notre meilleure arme, c'est l'unité." Il réunira ce jeudi les présidents des assemblées ainsi que les "représentants des forces représentées au Parlement pour montrer notre commune détermination." Elle se tiendra à 16h.

>> Jean-Marie Le Pen s'interroge sur l'Union nationale : avec ou sans le FN ? 

Dans une interview au journal Le Figaro, le président d'honneur du Front National s'interroge : " Je voudrais d'abord savoir quelles sont les limites de cette union nationale. Inclut-elle, cette fois, le Front national? Ou s'arrête-t-elle, seulement, des anarchistes à l'UMP? D'habitude, nous sommes tacitement exclus de ce que l'on appelle l'union républicaine. Je n'ai pas envie de soutenir l'action gouvernementale impuissante et incohérente face à un problème qui touche, évidemment de très près, à l'immigration massive subie par notre pays depuis quarante ans."

>> Manuel Valls tweete "Je suis Charlie"





>> Un responsable du FN Gironde accuse Bernard Cazeneuve et Christiane Taubira

Le responsable de la section FN du canton de Pauillac (Gironde), Grégoire de Fournas, estime sur Twitter que Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, est responsable de l'attentat :





Plus tôt, toujours sur Twitter, il avait déjà mis en cause la ministre de la Justice Christiane Taubira :





Plus tard, il a également ironisé sur le "redressement" de la France en mettant en parallèle cette attaque et la perte par la France de sa place de 5ème puissance économique mondiale :





>> Hidalgo va faire de Charlie Hebdo un "citoyen d'honneur" de la ville de Paris

La maire socialiste de Paris annonce qu'elle va faire de Charlie Hebdo un "citoyen d'honneur" de la capitale, vendredi matin avec l'ensemble du Conseil de Paris. "Nous avons décidé de convoquer un Conseil de Paris vendredi matin pour non seulement rendre hommage mais aussi continuer, être debout. Pour nous, être debout, c'est par exemple faire de Charlie Hebdo un citoyen d'honneur de la ville de Paris", a-t-elle déclaré sur BFM-TV lors du rassemblement en hommage aux victimes, à Paris.

"C'est ce que nous allons faire vendredi matin avec l'ensemble du Conseil de de Paris", a-t-elle ajouté, après avoir réuni l'ensemble des formations politiques de la ville. "Nous allons être à leurs côtés, aux côtés de tous ceux qui défendent la liberté, la liberté d'expression, et tout simplement les valeurs de la République. On est là, on est debout et on va rien lâcher", a-t-elle encore affirmé.

>> Nouvelle réunion de crise à l'Élysée demain

Une nouvelle réunion de crise aura lieu à l'Élysée, demain à 8h30, selon la présidence de la République.

>> Une sénatrice PS : "Ils veulent venger un prophète qui n'est pas le mien. Qu'ils aillent au diable !"

La sénatrice de Paris (PS) Bariza Khiari, de confession musulmane, réagit dans un communiqué sur le terrain des "valeurs républicaines" mais aussi de ses "valeurs spirituelles" : 

C’est tout autant au nom de mon attachement aux valeurs républicaines qu’au nom des valeurs spirituelles qui sont les miennes que je condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui a visé Charlie Hebdo.

C’est une justice exemplaire qu’il faut demander contre ceux qui ont accompli et fomenté ce crime abominable. Les auteurs veulent venger un prophète qui n’a rien à voir avec le mien. Qu’ils aillent au diable !

>> Les politiques aux rassemblements en hommage aux victimes

De très nombreux rassemblements en hommage aux victimes de l'attentat sont organisés, en France mais aussi à l'étranger, entre ce mercredi soir et jeudi matin. Les politiques y participent :







Benoît Hamon a également indiqué sur Europe 1 qu'il se joindrait au rassemblement place de la République, à Paris, qui a lieu depuis mercredi en milieu d'après-midi. Olivier Besancenot y était également, tout comme Bruno Le Maire ou encore Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone ou Jean-Louis Borloo :





>> Unité nationale au Parlement

Claude Bartolone, le président socialiste de l'Assemblée nationale et les chefs de tous les groupes politiques ont réagi à l'attaque contre Charlie Hebdo dans un communiqué commun. Leaders socialistes, communistes, radicaux, UMP, écologistes ou centristes y préconisent "l'union de toutes les forces républicaines pour défendre sans concession et sans faiblesse cette France que nous aimons tant", mais aussi "la liberté sous toutes ses formes".

>> L’Élysée met ses drapeaux en berne






>> Copé sort de son silence

Face au caractère exceptionnel de la situation, Jean-François Copé est sorti de son silence et s’est exprimé sur Facebook en ce début d’après-midi. Pour l’ancien président de l’UMP, qui dénonce un "acte d’une violence monstrueuse et horrifiante", "il faut à tout prix éviter la tentation de la division et de la stigmatisation de nos compatriotes de confession musulmane". Et, à l’instar du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, le député-maire de Meaux espère que "les auteurs de ces assassinats devront être retrouvés et sévèrement punis".

>> Hommage silencieux d'Olivier Besancenot à Cabu

L'ex-leader du NPA s'est contenté de relayer sur son compte Twitter une édition de 1975 de l'hebdomadaire trotskiste Rouge, consacrée au procès d'anciens appelés de la guerre d'Algérie en rébellion contre l'institution militaire. Un clin d'oeil à Cabu, antimilitariste de toujours, qui avait illustré un livre dédié à ce "procès de Draguignan" la même année.

>> Mélenchon dénonce "un assassinat politique"

Sur iTélé, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "un assassinat politique" face auquel il appelle à "faire la démonstration que nous sommes capables de faire peuple ensemble". Et d'ajouter :

Il faut être davantage dans l'amour que dans la haine. [...] C'est la force humaine qui va nous permettre de vaincre ce que ces gens essayent de faire.

>> Cazeneuve : "Arrêter les criminels pour les punir"

Le ministre de l'Intérieur s'est exprimé à la sortie d'une réunion de crise interministérielle, en début d'après-midi. Bernard Cazeneuve a indiqué que "tous les moyens" étaient "mobilisés" pour "procéder à l'arrestation [des trois criminels] de manière à ce qu'ils soient punis avec la sévérité que cet acte barbare commis mérite".

>> Retailleau dénonce "un acte de guerre"

Le président du groupe UMP au Sénat, Bruno Retailleau, rappelle dans un communiqué que "la France est engagée contre le djihâdisme (sic) sur plusieurs théâtres d'opération ce qui en fait une cible de la terreur islamiste". Il ajoute :

Ce matin, la France a été victime d'un acte de guerre. Il n'y a donc plus aucune place pour l'angélisme.

Il appelle donc à "combattre" le "cancer du djihadisme [...] partout, y compris sur notre sol." Plus tôt, le député Claude de Ganay (UMP) avait lui aussi évoqué un "acte de guerre" auquel "nous venons d'assister, impuissants".

>> Réunion de crise en cours

A 15h, l’Elysée a publié une photo de la réunion de crise se déroulant en ce début d’après-midi suite à l’attentat contre Charlie Hebdo. François Hollande s’exprimera « devant la Nation » en direct à 20h.

#CharlieHebdo : Réunion interministérielle de crise en cours à l'Élysée autour du président François #Hollande. #InstaPR

Une photo publiée par Présidence de la République (@elysee) le







>> Pour François Fillon, "les criminels renforcent notre courage"

L'ancien Premier ministre diffuse sa première réaction à l'attentat via un communiqué, envoyé peu après l'allocution de Nicolas Sarkozy. Il y affirme que cet acte "renforce notre courage" et "notre unité" :

Les criminels espèrent nous intimider ; non, ils renforcent notre courage ! Ils espèrent nous diviser ; ils renforcent notre unité ! Ils espèrent abattre la Liberté ; non, nous savons, en voyant leur crime, pourquoi nous chérissons la liberté.

Il ajoute que ses pensés "se tournent vers les victimes, vers ceux qui font de la satire et du rire l'une des marques du caractère français" et appelle à l'unité nationale.

>> Rassemblement organisé à Paris

Anne Hidalgo, avec l'ensemble des élus de Paris, appelle "tous les républicains et les défenseurs de la liberté à défiler dans le recueillement, solidairement et silencieusement, au départ de la place de la République" jeudi 8 janvier, à 18h.

>> Sarkozy appelle à ne pas faire d’amalgame

Nicolas Sarkozy, président de l’UMP, a réagi à l’attentat à Charlie Hebdo. Pour l'ancien chef de l’Etat, il ne faut pas céder. "Notre démocratie est attaquée, nous devons la défendre sans faiblesse", a-t-il dit depuis le siège de l’UMP, appelant à ne pas faire d’amalgame. Il a également appelé le gouvernement à agir, lui assurant son soutien.





>> Drapeaux en berne à l'Assemblée, Nancy et Tourcoing

Le député PS Razzy Hammadi partage sur Twitter une photo de l'Assemblée nationale, drapeaux en berne des deux côtés d'une porte :





Le député-maire UMP de Tourcoing Gérald Darmanin indique avoir demandé aux services de sa commune de "mettre les drapeaux en berne dans toute la ville" :





L'adjointe UMP au maire de Nancy, Valérie Debord, indique quant à elle que les drapeaux seront en berne et qu'une minute de silence sera respectée, "pour les premiers vœux de Laurent Hénart", président du Parti radical et maire de la ville :





>> D'autres interrogations, après celles de Nicolas Dupont-Aignan, signées Florian Philippot cette fois qui, sur France Info, se demande "comment on a pu en arriver là et qu'est-ce qu'il se passera demain si rien ne change ?"

Le vice-président du FN se défend de toute "polémique" dans ses propos. Il ajoute :

La France est en état de choc et il y a des condoléances à présenter aux victimes, aux familles. […] Viendra le temps du débat politique

>> Dans un communiqué, la maire de Paris Anne Hidalgo témoigne de son "sentiment d'horreur absolue" et fait part de sa "compassion" envers "ces victimes martyres de la Liberté, de la liberté de la presse, pilier de la démocratie et de la République". Elle ajoute que "ce massacre endeuille notre pays, notre ville et notre démocratie. Nous venons d’être frappés au cœur de notre liberté. Nous devons réagir à cet acte par l’union sacrée autour des principes de la République."

>> Marine Le Pen s'exprimera à 16h30 via le site du Front national, selon un journaliste d'Europe 1.





>> Les vœux aux autorités religieuses maintenus

Malgré l’attentat à Charlie Hebdo, François Hollande, qui doit s’exprimer à 20h depuis l’Élysée, a maintenu ses vœux aux autorités religieuses ce 7 janvier.





>> Rassemblement à Lyon

Le maire PS de Lyon Gérard Collomb appelle à un rassemblement silencieux ce mercredi 7 janvier :





>> Les réactions de la présidence américaine, du Premier ministre canadien et du Premier ministre italien

 

 La Maison Blanche a condamné l'attaque "dans les termes les plus forts". "Toute la Maison Blanche est solidaire des familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans cette attaque", a déclaré Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama, sur la chaîne MSNBC.

 

 Stéphane Harper, le Premier ministre canadien, s'est dit "horrifié par les attaques barbares en France" dans un tweet. "Nos pensées et nos prières vont aux victimes et aux familles", a-t-il ajouté.

De son côté Matteo Renzi, Premier ministre italien, a fait part de son "horreur et effarement devant le massacre à Paris", de son "soutien total à Hollande dans ce moment terrible". "La violence perdra toujours contre la liberté", a-t-il ajouté.

>> Marche

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis appelle à "une marche des Républicains" :





>> Selon des sources au ministère de l'Intérieur, Charb, Cabu, Wolinski et Tignous sont décédés dans l'attaque terroriste.

>> L'appel à l'union nationale

Jean-Christophe Cambadélis, sur Europe 1 : 

La France est choquée par ce carnage, nous devons faire bloc, je vais appeler l'UMP pour proposer une union nationale.

>> François Hollande s'exprimera à nouveau à 20 heures depuis l'Éysée

>> Marine Le Pen témoigne auprès du Scan : "Incontestablement, on monte d'un cran dans l'inquiétude légitime face à la multiplication d'actes de plus en plus meurtriers", commente la présidente du FN.

Sur RTL un peu plus tard, elle ajoute : 

Le peuple français ressent la solidarité et une inquiétude commune à l'égard d'un danger qu'il va falloir combattre.

>> Sarkozy va parler 

Le président de l'UMP va s'exprimer à 14h30 sur l'attaque terroriste au siège de l'UMP : 





>> Ancien ministre de l'Intérieur, Claude Guéant rappelle au micro de RTL que "ce n'est pas la première fois que Charlie Hebdo est l'objet d'actes de ce genre". Et d'invoquer le "jet de cocktail molotov" qui avait visé le siège du journal en novembre 2011. L'ex-patron de Beauvau, qui incrimine un "acte terroriste", estime que si l'hypothèse d'un attentat islamiste est confirmée, "nous ne pouvons pas accepter que notre mode de vie soit ainsi bouleversé par des fanatiques".

>> Rachida Dati, maire UMP du VIIème arrondissement de Paris, a affirmé son "soutien au président de la République" via Twitter :





>> Le soutien de David Cameron 

le Premier ministre du Royaume-Uni David Cameron a apporté son soutien à la France qualifiant la qualifiant cette attaque de "révoltante"  :





   

>> Les premières interrogations

Premier politique à réagir sans exprimer uniquement son effroi et sa solidarité : Nicolas Dupont-Aignan. Après que François Hollande a parlé d’attentat terroriste et que Manuel Valls a rehaussé le plan vigipirate, le président de Debout la France s’interroge :









>> François Hollande s'exprime depuis le siège de Charlie Hebdo. Le chef de l'État d'un ton solennel dénonce "un attentat terroriste". Il dit : 

C'est un acte d'une exceptionnelle barbarie vient d'être commis ici a Paris contre un journal c'est à dire l'expression de la liberté. [...] La France est aujourd'hui devant à un choc car c'est un attentat terroriste. C'est dans ces moments-là qu'il faut faire bloc, montrer qu'on est un pays uni.

 

>> Réunion ministérielle de crise

François Hollande s’est rendu sur les lieux de la fusillade. Il reviendra à l’Elysée pour une réunion de crise avec le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement à 14H00, a annoncé la présidence à l’AFP. Outre Manuel Valls, Bernard Cazeneuve (Intérieur), Jean-Yves Le Drian (Défense), Christiane Taubira (Justice), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Fleur Pellerin (Culture et Communication) participeront à cette réunion.

>> Les premiers membres du gouvernement à réagir sont Laurence Rossignol, secrétaire d'État à la Famille et Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales.





>> François Hollande et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, ainsi que Fleur Pellerin, ministre de la Culture, ont décidé de se rendre immédiatement sur les lieux de l'attaque





>> Sur Europe 1, Bernard Debré a réagi, faisant part de son effroi : 

Je suis atterré pour plusieurs raisons. S’attaquer à la presse quelle qu’elle soit, c’est s’attaquer à la démocratie. C’est dramatique. Si ça se confirme, avoir des gens qui agissent au nom d’une religion, ce sont des extrémistes d’une religion, c’est dramatique et dangereux. Il faut qu’on soit tous solidaires. Je dis bien solidaire, de droite et de gauche, et qu’on essaye de faire la lumière sur ce qui s’est passé.Les mots me manquent quand on voit qu’on peut, dans un pays comme le nôtre, aller tuer des journalistes. C’est tuer la démocratie. 

>> Immédiatement après l'attaque, plusieurs politiques, de droite comme de gauche, ont fait part de leur effroi suite à cette attaque.





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