L’accusant de ne pas le soutenir, Aquilino Morelle traite François Hollande de "salaud"

Publié à 17h57, le 22 avril 2014 , Modifié à 18h03, le 22 avril 2014

 L’accusant de ne pas le soutenir, Aquilino Morelle traite François Hollande de "salaud"
François Hollande et Aquilino Morelle, le 18 avril 2014. (Reuters)

RUPTURE - La démission d’Aquilino Morelle était, de l’avis de François Hollande,  "la seule décision qui convienne". Un avis que ne partageait apparemment pas l’ex-conseiller du président.

 

Selon Le Canard Enchaîné à paraître ce mercredi 23 avril, Aquilino Morelle a violemment reproché au chef de l’État de ne pas le soutenir après les révélations de Mediapart :

 

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Alors qu'il y a des chiens après moi, tu m'abandonnes. Tu es vraiment un salaud !

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Vendredi 18 avril, accusé de conflits d’intérêts avec des laboratoires pharmaceutiques, Aquilino Morelle avait annoncé sa démission à l’AFP :

 

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Je veux redire que je n'ai commis aucune faute. Je n'ai jamais été en situation de conflit d'intérêts. Je souhaite mettre fin à mes fonctions pour être entièrement libre de répondre aux attaques.

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Quelques heures plus tard, en visite dans l’usine Michelin de Clermont-Ferrand, François Hollande avait acté cette démission, "la seule décision qui convienne".

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Il a travaillé pour la Présidence de la République pendant deux ans. Et il a bien travaillé. Mais ce qu'il s'est passé avant, il a à en répondre.

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Une réponse isolée en vidéo par le Lab :

Jeudi 17 avril, le site Mediapart a publié une enquête concernant Aquilino Morelle, l'accusant de conflits d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique lorsqu'il était encore rattaché à l'IGAS, l'inspection générale des affaires sociales.

 

Dans ce même article, on apprenait également que le conseiller du président avait fait privatiser à au moins deux reprises, un salon de l'hôtel de Marigny pour une séance de cirage de ses chaussures.

Du rab sur le Lab

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