L'eurodéputé FN Aymeric Chauprade affiche sa tentative de rabibochage avec Marine Le Pen

Publié à 20h46, le 10 février 2015 , Modifié à 20h49, le 10 février 2015

L'eurodéputé FN Aymeric Chauprade affiche sa tentative de rabibochage avec Marine Le Pen
Marine Le Pen et Aymeric Chauprade © BERTRAND GUAY / AFP

RABIBOCHAGE – On les avait laissés fâchés. C'était après la publication d'une vidéo dans laquelle l'eurodéputé FN Aymeric Chauprade affirmait que la France était "en guerre contre des musulmans". C'était après la requête de Marine Le Pen demandant aux secrétaires départementaux du FN de ne pas relayer cette vidéo.

Bref, cela n'allait pas fort entre Marine Le Pen et Aymeric Chauprade. La présidente du FN avait désavoué publiquement son ancien conseiller aux questions internationales. Elle avait même décidé de lui retirer sa fonction de chef de file des eurodéputés FN.

Nouvel épisode ce mardi 10 février, mais dans le sens d'un rapprochement cette fois. Aymeric Chauprade a écrit à Marine Le Pen pour lui signifier sa démission de la présidence du Mouvement pour l'Europe des Nations et des Libertés (MENL), structure extérieure au Parlement européen et créée par Marine Le Pen faute de groupe à Bruxelles et Strasbourg.

Cette démission est la suite logique du retrait des responsabilités d'Aymeric Chauprade de chef de la délégation FN au Parlement européenne. Ce qui l'est un peu moins, c'est le contenu de la lettre et la volonté de rapprochement affichée par l'eurodéputée envers sa cheffe, celui-ci ayant décidé de publier sa lettre sur Twitter.  

Il écrit :

"

En m'adressant à toi et en faisant connaître publiquement ce courrier, je veux assurer les nombreux adhérents et sympathisants qui m'ont témoigné leur amitié de ma volonté intacte de continuer à servir à tes côtés.



L'unité du mouvement, derrière toi, et au service des fondamentaux de notre parti, est un bien précieux qu'aucun parti patriote sincère ne saurait altérer.

"

Et voici l'intégralité de la lettre :



Le temps des éclats est révolu. C'était il n'y a pourtant pas si longtemps. Le 20 janvier, Aymeric Chauprade avait expliqué ne pas comprendre la décision de la présidente du FN de censurer sa vidéo. "Je constate juste que c’est difficile d’accepter une certaine liberté d’expression au FN. Je pose la question de la possibilité pour nos élus d’être force de proposition publique", avait-il déclaré à l'AFP.

Le lendemain, Marine Le Pen avait fustigé la "soif incroyable de reconnaissance" de l'europdéputé, dénonçant une "indiscipline récurrente".

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