La mairie Gram-Front de gauche du 1er arrondissement de Lyon met ses drapeaux en berne en soutien aux victimes de Gaza

Publié à 19h50, le 20 août 2014 , Modifié à 10h57, le 21 août 2014

La mairie Gram-Front de gauche du 1er arrondissement de Lyon met ses drapeaux en berne en soutien aux victimes de Gaza
La maire Gram-Front de gauche du 1er arrondissement de Lyon Nathalie Perrin-Gilbert © PHOTOPQR/LE PROGRES/Maxime JEGAT/MaxPPP
Image Sylvain Chazot


La mairie du 1er arrondissement de Lyon a décidé faire dans le symbolique. La mairie, dirigée par Nathalie Perrin-Gilbert, ex-PS élue sur une liste Gram (Groupe de Réflexions et d'Actions Métropolitaines) Front de gauche, a mis ses drapeaux en berne ce mercredi 20 août en "soutien aux victimes de l’offensive israélienne dans les territoires palestiniens", peut-on lire dans un communiqué.

L’objectif est assumé, comme le précise la municipalité :

Elle souhaite ainsi donner une autre image de la République française, celle d’un humanisme assumé. L’image d’une France pour qui la paix universelle est un idéal vers lequel, tous les jours, chacun doit s’efforcer de tendre. Et enfin, l’image d’une France qui n’assimile pas les crimes militaires d’une coalition gouvernementale, comprenant l’extrême droite, à une religion.

Joint par Le Lab, l’entourage de Gérard Collomb, maire PS de Lyon, avoue "ne pas voir d’un très bon œil" cette mise en berne des drapeaux, d’autant que cette mesure symbolique n’est "pas forcément très réglementaire", ajoute-t-on. "On essaye de ne pas mettre une mouvance plutôt qu’une autre en avant", précise l’entourage de Gérard Collomb, dont les relations avec Nathalie Perrin-Gilbert sont un peu tendues.

Le Front de gauche avait participé aux manifestations en faveur de Gaza organisées en France au mois de juillet. Sur RTL le 23 juillet, le coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon avait dénoncé la gestion de ces manifestations par le gouvernement, dont certaines avaient été interdites. L’ancien candidat à la présidentielle s’était demandé si les membres de l’exécutif n’allumaient "pas eux-mêmes un incendie qu’ils souhaitent, de façon à provoquer en France une espèce de confrontation qui leur servirait".

Du rab sur le Lab

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