Le FN accuse le gouvernement de minimiser la dimension terroriste à Dijon et Joué-les-Tours

Publié à 13h42, le 23 décembre 2014 , Modifié à 13h57, le 23 décembre 2014

Le FN accuse le gouvernement de minimiser la dimension terroriste à Dijon et Joué-les-Tours
Florian Philippot, le 22 décembre 2014 © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Le gouvernement et la justice chercheraient-ils à endormir la population sur le risque d’attaques terroristes liés à l’islamisme radical ? C’est en tout cas la thèse de plusieurs responsables du Front national ce mardi 23 décembre suite aux évènements de Joué-les-Tours, Dijon et Nantes.

Dans la commune d’Indre-et-Loire, la dimension islamiste semble avérée, au regard du profil de l’homme abattu par la police. À Dijon et à Nantes, en revanche, les motivations des suspects semblent beaucoup plus difficiles à établir. Le "fou du volant" du chef-lieu de Bourgogne, qui a fauché plusieurs piétons aux cris de "Allah Akbar" (13 blessés), est un habitué des séjours en hôpital psychiatrique. Présenté dans un premier temps comme un possible islamiste par certaines rumeurs, le chauffard du marché de Noël nantais (10 blessés) serait lui aussi sérieusement "déséquilibré" et sans lien aucun avec l’islam.

Mais il en faut plus pour lever les doutes de Florian Philippot. Invité de RTL ce mardi 23 décembre, le vice-président du FN a dénoncé la communication prudente du gouvernement et de la justice dans ces trois affaires :

Quand on voit un empressement, dans les dizaines de minutes qui suivent chacun de ces drames, à nous dire que évidemment ça n’a aucun lien avec le terrorisme, que ça n’a aucun lien avec le fondamentalisme islamique, quitte à se raviser ensuite ailleurs, je trouve ça assez inquiétant.

Au micro de Radio Classique un peu plus tard, Florian Philippot épingle la méthode de travail, jugée expéditive, de la procureure de Nantes :

Tout ça sent la précipitation, sans doute pour des raisons politiques.

Quasiment du mot pour mot avec le discours du sénateur FN Stéphane Ravier, invité de France Bleu Provence :

C’est quand même curieux comme certaines rédactions, certains politiques se précipitent pour affirmer quelques heures, voire quelques minutes après les drames, qu’il s’agit d’un déséquilibré.

Et le maire du 7eme secteur de Marseille de préciser les soupçons des certains cadres frontistes :

C’est pour minimiser le phénomène, évidemment. Parce qu’on ne veut pas fâcher la communauté musulmane (…). C’est surtout pour masquer la responsabilité du personnel politique.

Reste que le FN n’est pas seul à s’inquiéter du traitement politique et médiatique de ces évènements. À l’instar de Roger Karoutchi, sénateur UMP, auteur de ce tweet très "Philippot-compatible" ce mardi 23 décembre :

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