Le député PS Malek Boutih redemande la mise sous tutelle de certains quartiers sensibles par l’Etat

Publié à 10h26, le 19 janvier 2015 , Modifié à 10h30, le 19 janvier 2015

Le député PS Malek Boutih redemande la mise sous tutelle de certains quartiers sensibles par l’Etat
Malek Boutih © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

C’est le nouveau combat de Malek Boutih. Le député socialiste de l’Essonne a redemandé lundi 19 janvier sur France Inter la mise sous tutelle de certains quartiers sensibles pour lutter contre la montée de "l’islamo-nazisme" dans les banlieues françaises, deux semaines après l’attentat à Charlie Hebdo :

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Il faut en arrêter avec la délégation à des autorités locales qui sont au mieux débordées soit complices. Et donc qui ne peuvent plus agir. Les maires dans ces zones là, les conseillers généraux ils ne touchent pas terre.

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Pour l’ancien président de SOS Racisme, c’est la "République qui doit revenir" dans ces quartiers où l’école "ne peut plus rien faire".

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Qu'est ce que vous voulez faire dans un quartier ou 100% des gens sont ghettoïsés, où le taux de chômage est à 40%, où les familles monoparentale représentent les deux tiers des familles. […] On a tout inventé sur ces banlieues et tout a échoué.

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Malek Boutih en est persuadé :

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Dans ces ghettos, il n’y a pas d’autre autorité que celle de l’Etat républicain pour réorganiser tout l’espace.

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Et le député socialiste de dénoncer un système clientéliste parfois en place dans certains quartiers où les élus n’hésitent pas à faire des concessions aux communautés pour engranger des voix.

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Vous recevez discrètement des gens et vous leur donnez des petites revendications, un local ; vous acceptez qu’il n’y ait pas de magasin qui distribue de porcs au milieu du quartier, vous acceptez telle ou telle chose et puis dans les urnes, comme par hasard, vous gagnez les élections.

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L’ancien secrétaire nationale du Parti Socialiste l’assure :

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Il y a un certain nombre de zones, droite ou gauche où si vous êtes un candidat républicain vous avez perdu les élections.

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Malek Boutih qui avait déjà reçu l’aval de Xavier Bertrand et du sénateur PRG Philippe Esnol après avoir tenu des propos de même nature dans un entretien au Point.fr, enregistre lundi celui de Marine Le Pen, invitée quelques instants après lui du 7-9 de France Inter. Un comble pour l’ancien président de SOS Racisme, adversaire historique du Front National.

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