Le maire de Tulle, Bernard Combes, à François Hollande: "joue-la plutôt discrète, ne donne pas l'impression de faire campagne pour moi"

Publié à 09h45, le 18 mars 2014 , Modifié à 10h50, le 18 mars 2014

Le maire de Tulle, Bernard Combes, à François Hollande: "joue-la plutôt discrète, ne donne pas l'impression de faire campagne pour moi"
François Hollande et Bernard Combes à Tulle en février 2012 (Maxppp)

C'est gentil mais tu ne veux pas te pousser un peu ?Selon les informations d'Europe 1, le maire de Tulle, un très proche de François Hollande qui l'a rejoint comme conseiller à l'Elysée, est un poil embarrassé par la présence du président de la République dans son fief dimanche 23 mars pour le premier tour des municipales. Le chef de l'Etat retourne en effet voter dans sa terre d'élection et aurait aimé faire la tournée des bureaux de vote en compagnie de son ami, candidat à sa réélection.

A l'inverse, le maire Bernard Combes tente, dans cette dernière ligne droite, de "faire oublier qu'il connait du monde à Paris", explique Europe 1. Il a ainsi fait savoir à François Hollande que son soutien n'était pas nécessaire, invoquant son "statut" de président :

"

Joue-la plutôt discrète, ne donne pas l’impression de faire campagne pour moi, ce n’est pas conforme à ton statut.

"

L'opposant UMP à Tulle, Raphaël Chaumeil, estime quant à lui que la venue de François Hollande pourrait être bénéfique à Bernard Combes : "Il va faire campagne, immanquablement. Il va sauver le soldat Combes." Il menace d'ailleurs de demander "l'invalidation du scrutin" en cas de campagne du président :

"

Il y a une fois encore des manquements qui sont faits au cadre de la campagne des municipales. Nous attendons le résultat des urnes et nous envisageons des actions en invalidité.

"

Être le "Monsieur Corrèze" de François Hollande n'a pas toujours été un désavantage pour Bernard Combes qui a ainsi pu annoncer, un peu trop à l'avance, la réouverture du TGI de Tulle, dès octobre 2012. Une promesse du chef de l'Etat lorsqu'il était élu de Corrèze.

Du rab sur le Lab

PlusPlus