Les soutiens de Bruno Le Maire craignent d’être "punis" par Nicolas Sarkozy pour ne pas l’avoir soutenu

Publié à 10h32, le 27 novembre 2014 , Modifié à 10h59, le 27 novembre 2014

Les soutiens de Bruno Le Maire craignent d’être "punis" par Nicolas Sarkozy pour ne pas l’avoir soutenu
Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. © MaxPPP.

Dernière ligne droite avant le premier (et unique ?) tour pour la présidence de l’UMP. Dans le sillage de Bruno Le Maire, qui promet une surprise XXL, ses soutiens affichent leur confiance. "Si Bruno fait moins de 20%, je ne comprends plus rien à la politique !" lance le député UMP Damien Abad au Point.

Mais certains expriment aussi leurs craintes. Celles d’être sanctionnés par Nicolas Sarkozy et ses proches pour avoir osé soutenir Bruno Le Maire contre l’ancien chef de l’Etat. Au Figaro de ce jeudi 27 novembre, le député de l’Aveyron Yves Censi concède ainsi :

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Attention. Il ne s’agit pas de créer une écurie, avec des candidats labellisés Le Maire à toutes les élections. Mais il ne faut pas non plus qu’on soit puni dans ce parti parce qu’on soutient Bruno.

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"Il ne promet pas de poste lui !", ajoute, au Point, un autre soutien de l’ancien ministre de l’Agriculture, le député Alain Chrétien. Pour autant, nul n’est dupe des jeux d’influences qui peuvent exister au sein d’un parti. Et plus encore dans la foulée d’une élection interne. "Nous devons nous organiser pour peser, estime quant à elle la maire UMP du 5e arrondissement de Paris, Florence Berthout. Y compris au sein de la commission nationale des investitures." Une commission des plus stratégiques.

Damien Abad, transfuge du centre, renchérit, dans Le Figaro :

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Je ne suis pas pour que Bruno prenne un poste opérationnel, mais il ne peut pas rester les deux pieds à l’extérieur du parti. […]Le Maire doit aller voir Sarkozy pour que nous obtenions des responsabilités, sinon ce sera la porte ouverte à des débauchages individuels…

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Nicolas Sarkozy qui, exactement comme en 2004, se pose en rassembleur, saura-t-il ouvrir les bras à ceux qui ont soutenu ses adversaires ? Et dissiper les craintes des amis de Bruno Le Maire ?

[BONUS TRACK] Et en plus, il parle allemand

Dans l'article du Point, les soutiens de Bruno Le Maire rivalisent d’arguments pour expliquer à quel point leur champion est l’homme qu’il faut pour l’UMP. Un portrait en creux très critique envers Nicolas Sarkozy. Mais, pour Alain Chrétien, Bruno Le Maire a un avantage stratégique sur ses concurrents :

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Il sait écouter, il fait preuve de sincérité et il parle allemand.

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Utile pour discuter avec Angela Merkel alors que Bruno Le Maire plaide pour "une meilleur coopération UMP-CDU".

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