Manuel Valls : "Rebelle, je le suis et je l’assume"

Publié à 14h58, le 12 octobre 2014 , Modifié à 14h58, le 12 octobre 2014

Manuel Valls : "Rebelle, je le suis et je l’assume"

Manuel Valls est un admirateur de Georges Clemenceau. Jusque dans ses cartes de vœux. Alors, avant de participer à Blois, samedi 11 octobre, aux Rendez-vous de l’histoire pour exposer sa vision du "Tigre", radical-socialiste, ancien ministre de l'Intérieur et chef de gouvernement, le Premier ministre a prévenu :

Demain, le sujet c’est Clemenceau, le rebelle. Et je vais donner ma notion de ce qu’est un rebelle qui gouverne. Je vais vous parler de Clemenceau, pas de moi.

Alors, qu’est-ce qu’un rebelle qui gouverne ? Manuel Valls est-il un rebelle, lui qui aime bousculer les tabous de la gauche et de son propre parti ? Samedi, le résident de Matignon a livré une partie de sa réponse, assurant être lui-même un rebelle devant les caméras de France 3 Centre :

Oui, parce qu’un rebelle n’est pas forcément un révolutionnaire. Un rebelle c’est celui qui évite le conformisme. Donc, rebelle, je le suis, bien sûr. Et je l’assume.

Selon la définition du Larousse en revanche, un rebelle est celui "qui est en révolte ouverte contre le gouvernement ou contre une autorité constituée". Pas évident qu'un Premier ministre "rebelle" entre dans le cadre de cette définition. Mais un rebelle selon le Larousse, c’est également celui qui "est fortement opposé, hostile à quelque chose, qui refuse de s’y soumettre" mais aussi celui "qui se prête difficilement à l’action à laquelle on le soumet".

Lors de son intervention aux Rendez-vous de l’histoire, l’ancien maire d’Evry a par ailleurs salué en Georges Clemenceau la gauche "qui fait le choix de l'exercice du pouvoir". Un message adressé à sa majorité parfois récalcitrante. Et Manuel Valls d’ajouter :

Si la gauche française avait eu davantage Clemenceau pour modèle, le destin de la gauche aurait été autre.

Du rab sur le Lab

PlusPlus