Manuel Valls "déterminé à agir dans les prochains jours" après les critiques d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon

Publié à 06h37, le 25 août 2014 , Modifié à 06h37, le 25 août 2014

Manuel Valls "déterminé à agir dans les prochains jours" après les critiques d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon
Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem et Arnaud Montebourg © REUTERS/Charles Platiau
Image Sylvain Chazot


LIGNE JAUNE – Sale dimanche pour Manuel Valls. Au réveil, le Premier ministre a découvert que sa popularité avait chuté de 9 points entre juillet et août. Dans l’après-midi, il a gouté aux réprimandes d’Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, réunis dimanche 24 août à la Fête de la rose.  

Face à l’attitude de ses ministres, Manuel Valls est décidé à agir. C’est ce que s’est empressé de faire savoir son entourage dès dimanche soir. Et en des termes clairs, comme le rapporte Le Monde :

Une ligne jaune a été franchie. […] Le Premier ministre est déterminé à agir dans les prochains jours, mais une chose est sûre : il y a des cadres dans lesquels on peut débattre et d'autres où la cohérence gouvernementale doit primer.

Plus que Benoît Hamon, c’est donc Arnaud Montebourg qui est dans le collimateur de Manuel Valls. Le premier "n’est pas ministre de l'Économie, ce n'est pas tout à fait la même chose", a précisé l’entourage du Premier ministre.  Qui ajoute :

Un ministre de l'Économie ne peut pas s'exprimer ainsi, que ce soit sur la ligne économique du gouvernement auquel il appartient ou à l'égard d'un partenaire européen de la France.

De là à penser que Manuel Valls s’apprête à virer Arnaud Montebourg…

Carlos Da Silva, député PS très roche de Manuel Valls, en a remis une couche, dénonçant des "déclarations insensées" :

La position d'Arnaud Montebourg n'est pas tenable. Il est ministre de l'Economie. Il n'est pas là pour lancer des débats mais pour remettre la France sur le chemin de la croissance. […] En jouant avec ses responsabilités, Montebourg dessert et le gouvernement et la France. Il a dépassé les bornes.

Dimanche 24 août, Arnaud Montebourg a profondément critiqué la politique menée par Manuel Valls, réclamant "une inflexion majeure de notre politique économique". "La promesse de remettre en marche l'économie, de retrouver le chemin de la croissance, d'obtenir le plein emploi, elle n'a pas fonctionné, l'honnêteté oblige à le constater et à le dire", a-t-il lancé. 

Manuel Valls avait pourtant prévenu : la rentrée allait être compliquée. Ça se confirme. 

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