Pour Nicolas Sarkozy, qui n'a pas pris sa décision concernant la présidence de l'UMP, "que l’on parle de (son) retour, c’est déjà miraculeux"

Publié à 06h43, le 06 août 2014 , Modifié à 11h37, le 06 août 2014

Pour Nicolas Sarkozy, qui n'a pas pris sa décision concernant la présidence de l'UMP, "que l’on parle de (son) retour, c’est déjà miraculeux"
Nicolas Sarkozy. © Reuters.

MIRACLE – Non, Nicolas Sarkozy n’est jamais réellement parti, comme le montre la timeline réalisée par le Lab des aventures de Nicolas Sarkozy depuis son départ de l’Elysée en 2012. Néanmoins, pour la première fois, l’ancien président s’exprime sur ce "retour" - qui n’en a que le nom – dans la sphère politique, dans Valeurs actuelles, à paraître jeudi 7 août.

S’il affirme qu’il n’a "pas pris" sa décision concernant la présidence de l’UMP, parce qu’il veut "avoir tous les éléments en main", Nicolas Sarkozy est très content de la tournure de la situation. Enfin, c'est ce qu'il exprime quand il se réjouit que la question de son retour fasse autant couler d’encre :

Que l'on parle de mon retour dans la vie politique, c'est déjà miraculeux en soi. Cela veut dire que cette idée du retour est inscrite dans les têtes et dans les esprits. À partir de ce moment-là, une très grande partie du chemin est faite.

Comme il l’avait déjà sous-entendu, ou ce que ses soutiens avaient déjà avancé, Nicolas Sarkozy affirme qu’il n’est mu par aucun sentiment de "revanche" et que son retour relève du "devoir". "Je n’ai aucune revanche à prendre sur quiconque", dit-il pour écarter l’idée d’un retour essentiellement motivé par l’orgueil.

Et d’ajouter :

Comprenez bien qu'il ne s'agit pas de la décision de mon plaisir. (…) La première campagne présidentielle, on la fait toujours par envie et par désir. Pour un retour, le moteur, c'est le devoir. 

Selon Nicolas Sarkozy, "le plus dur dans la vie, ce n'est pas la décision du retour, mais celle du départ. Quand, comment et pour quoi faire ? Car le départ, cela peut signifier partir loin ou bien, au contraire, un nouveau départ. C'est d'ailleurs ce que j'avais expliqué, le 6 mai 2012, dans mon discours à la Mutualité", ajoute-t-il à l’hebdomadaire.

L'élection du nouveau président de l'UMP doit se dérouler, par vote électronique, le samedi 29 novembre, avec éventuel second tour le samedi suivant, 6 décembre.

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