Après ses propos sur le FN, Gilbert Collard estime que Manuel Valls est "le petit chaperon rose qui a peur du grand loup"

Publié à 15h25, le 09 mars 2015 , Modifié à 15h59, le 09 mars 2015

Après ses propos sur le FN, Gilbert Collard estime que Manuel Valls est "le petit chaperon rose qui a peur du grand loup"
Pour Gilbert Collard, les propos de Manuel Valls sont bien loin d'affaiblir le FN. © BERTRAND GUAY / AFP

Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1/ITELE/Le Monde, dimanche 8 mars, Manuel Valls s’est inquiété de la progression du FN en France, redoutant que son pays "ne se fracasse contre le Front national". Des propos qui ont fait réagir une grande partie de la classe politique, lundi,  tous partis confondus (voir ici et ici).

Du côté des principaux intéressés, le député Rassemblement Bleu Marine du Gard, Gilbert Collard, a répondu, cet après-midi, aux déclarations de Manuel Valls. Sur Europe 1, l’élu s’est dit persuadé que les propos du Premier ministre, bien loin d’affaiblir le FN, lui rendaient service. Au cours d’un échange avec un auditeur présent en studio, le député a ainsi déclaré :

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-  Gilbert Collard : Nous on est constamment au milieu de leurs combats de vaches, on prend des coups de cornes, on ne demande rien.



-  Mais ça vous rend service quand même un peu…



-  Gilbert Collard : Mais Monsieur que ça nous rende service, ce n’est pas notre faute.



-  Ça vous sert plus que ça vous dessert quand même…



-  Gilbert Collard : Et alors ? En supposant que vous disiez vrai…



-  Donc Valls vous rend service ?



-  Gilbert Collard : Oui. Mais je ne suis pas le communicant de M. Valls. Donc on ne peut pas nous reprocher les maladresses, les trépidations frénétiques de M. Valls.

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Valls qui fait le jeu du Front National, l'affirmation devrait satisfaire ceux qui, à droite notamment, dénoncent l'existence d'un système "FNPS", en considérant, comme le fait Nicolas Sarkozy, que "voter pour le FN au premier tour, c'est faire gagner la gauche au second". 

L’avocat de métier s’en est ensuite pris très directement au Premier ministre, se moquant de la peur affichée du chef du gouvernement face à la montée du Front national. Il a dit :

 

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Ce que je ne comprends pas, c'est qu'un Premier ministre – qui devrait avoir d'autres chats à fouetter – se préoccupe d'aller partout en France pour faire de la propagande contre le FN. Qu'il prenne du tilleul, du Tranxène, qu'il fasse de la relaxation s'il a peur. Il a peur de lui-même ! On dirait que c'est le petit chaperon rose qui a peur du grand loup.

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De son côté, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a estimé, lundi, sur BFMTV que Manuel Valls discriminait les "millions de Français qui, aujourd'hui, sont les électeurs du Front national" et que ce dernier "ferait mieux de s'attacher à résoudre les problèmes des Français". Florian Philippot avait, lui, réagit dimanche sur France Info, décrivant un Premier ministre "pris de panique", et animé d'une"obsession pour le Front national" qui l'amenait à "sortir des clous de la République".

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