Présidence de l'UMP : la Haute autorité refuse un décompte des résultats par départements

Publié à 09h35, le 05 novembre 2014 , Modifié à 13h39, le 05 novembre 2014

Présidence de l'UMP : la Haute autorité refuse un décompte des résultats par départements
© montage via Maxppp

C'est un "non" définitif. La Haute autorité chargée de l'organisation de l'élection à la tête de l'UMP a tranché : selon les informations du Lab, elle a annoncé ce 5 novembre au matin aux candidats qu'il n'y aurait pas de résultats département par département. Un seul résultat national sera disponible, et ce malgré les requêtes de Hervé Mariton et de Bruno Le Maire.

Une exception dans l'histoire des élections à l'UMP. En 2002, 2004 ou 2012, un scrutin par fédération avait bien été organisé. Ce dernier permet de repérer d'éventuelles irrégularités en allant fouiller dans le détail des votes des départements. C'est par exemple ce qui avait permis de pointer de fortes anomalies en 2012.

Comme le Lab le racontait ici, Bruno Le Maire et Hervé Mariton ont milité pour que cette départementalisation des résultats soit organisée au nom de la "transparence". L'équipe Sarkozy n'étant quant à elle pas opposée à un tel scrutin sans pour autant en faire son cheval de bataille. "Le vote électronique doit être un progrès et non un déni de démocratie", réagit-on ce mercredi matin chez Hervé Mariton sans vouloir jeter davantage d'huile sur le feu.

Une semaine plus tôt, la Haute autorité présidée par Anne Levade avait déjà expliqué son refus de départementaliser les résultats, invoquant un "risque excessif sur le respect du calendrier". Listes électorales modifiées pour intégrer les fédérations de rattachement, mise en cause du secret du scrutin dans certaines fédérations comprenant peu d'électeurs, retard dans l'envoi des courriers comprenant les codes pour voter ... autant de détails techniques à cause desquels l'instance n'a pas souhaité modifier ses plans. Les équipes Le Maire et Mariton pensaient encore pouvoir la faire changer d'avis. En vain.

[Edit 12h15] Devant l'Association des journalistes parlementaires ce mercredi, François Fillon a indiqué qu'il "regrettait" cette décision de la Haute autorité. L'ancien Premier ministre et membre de la direction provisoire de l'UMP affirme même avoir saisi les instances du parti sur la question :

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Au bureau politique que j'ai présidé hier, je suis intervenu pour que la Haute autorité change sa position. C'est un problème technique qui aurait dû être pensé au départ. Je souhaite que la Haute autorité modifie les règles du scrutin.

"

Du rab sur le Lab

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