Privés de temps de parole, des députés PS jugent "scandaleuses" les conditions d'examen de la fin de la loi Macron

Publié à 16h52, le 14 février 2015 , Modifié à 10h24, le 15 février 2015

Privés de temps de parole, des députés PS jugent "scandaleuses" les conditions d'examen de la fin de la loi Macron
Emmanuel Macron. © ALAIN JOCARD / AFP

#DIRECTAN - Le texte de la loi Macron est long, très long. Plus de 200 articles. Une loi bavarde et une accumulation dénoncée avec force par l’opposition, furieuse contre l’absence de rallonge du temps de parole des députés. Ce samedi 14 février, alors que l’examen du texte entame sa toute dernière ligne droite, ce sont les frondeurs du PS, mis en échec sur le travail du dimanche et qui ont multiplié les passes d’arme avec Emmanuel Macron, qui ont pesté contre le temps programmé.

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Et pour cause, alors qu’il reste encore de nombreux articles à examiner, le groupe socialiste, majoritaire, n’a plus de temps de parole disponible. Ce qui annonce une fin de débat sans prise de parole des députés socialistes. Sauf que le président du groupe, Bruno Le Roux, dispose d'un temps de parole particulier. Et il a décidé d'en donner une partie à son groupe "pour que débat puisse continuer". Néanmoins, il n'a pas manqué d'ironiser sur le temps de parole pris par les frondeurs pour s'exprimer contre certaines mesures du texte.

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Presque 54% du temps a été utilisé par des députés qui n’ont pas défendu les positions que nous avions arrêtées en groupe et qui n’ont pas été adoptés dans l’hémicycle. (...) Je voudrais féliciter Pascal Cherki qui a lui tout seul a utilisé 15% du temps du groupe. 

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Député frondeur proche de Martine Aubry, Christian Paul a de son côté compté la fin du temps de parole des socialistes :

Députée PS du Finistère, Chantal Guittet a également pesté contre les conditions d’examen du texte porté par le ministre de l’Economie et qui divise le PS autant que l’UMP.

Alors qu’il restait encore, ce samedi 14 février en milieu d’après-midi, de nombreux articles à examiner, la députée a dénoncé "un temps programmé beaucoup trop court pour un texte aussi vaste". "Scandaleux", selon elle :

[BONUS TRACK] Les bons comptes de Bruno Le Roux

Avec un temps programmé et donc un temps de parole limité pour chaque groupe, Bruno Le Roux, le patron légitimiste des députés PS a tenu les comptes. Et comme il l'a déclaré dans l'hémicycle, a tenu l'ardoise des frondeurs et autres députés "hostiles" au texte porté par Emmanuel Macron. Selon les informations du Lab, Christian Paul, Pascal Cherki, Daniel Goldberg et Benoît Hamon cumulent à eux quatre près de 30% de temps de parole de l'ensemble des députés socialistes.

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