Un lycéen marseillais veut lancer sur Facebook la mobilisation dans la rue contre le Front National, jeudi 29 mai

Publié à 16h31, le 26 mai 2014 , Modifié à 16h47, le 26 mai 2014

Un lycéen marseillais veut lancer sur Facebook la mobilisation dans la rue contre le Front National, jeudi 29 mai
La page Facebook de la "marche citoyenne contre le FN". © Capture Facebook.
Image Paul Larrouturou


LYCÉEN EN COLÈRE VOUS INVITE A SON ÉVÈNEMENT FACEBOOK - Au lendemain des élections européennes qui ont vu le FN arriver largement en tête, des milliers de personnes se coordonnent, via Facebook, pour manifester partout en France contre le Front National, jeudi 29 mai, au matin.

Tout commence dimanche soir, chez Lucas Rochette-Berlon, un lycéen de 17 ans en terminale S au lycée l'Olivier-Robert Coffy, à Marseille.  Il raconte au Lab avoir passé le début de sa soirée électorale devant France 2 :

J'ai entendu Laurent Delahousse dire à José Bové "Ce soir il n'y aura peut-être personne dans les rues de France". J'ai eu envie de le faire mentir.

Le lycéen bondit et décide de passer la nuit sur Facebook pour organiser une "marche citoyenne contre le FN", jeudi 29 mai à 10 heures.

Résultats, le lendemain, ce lundi 26 mai, à 15 heures, plus de 5.000 personnes ont annoncé leur participation. Et 56.000 invitations ont été lancées.



La page Facebook du lycéen qui prépare Science Po a fait des petits dans plus de dix villes : Paris, Nancy, Amiens, Toulouse, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Rouen, Montpellier et Rodez.

Récemment encarté à l'Union nationale lycéenne (UNL), Lucas Rochette-Berlon insiste sur l'indépendance de sa démarche "apolitique", tout en s'appuyant sur le réseau de l'UNEF et la FIDL pour l'organisation et en tendant la main "à tous les partis politiques prêts à soutenir notre sursaut de mobilisation".

"Nous sommes en train de demander des autorisations pour manifester dans toutes les préfectures concernées, c'est bien parti", assure le jeune homme qui n'observe "pas seulement des lycéens et des étudiants" parmi les manifestants inscrits.

[Bonus track] Le jeune homme s'inspire-t-il des grandes manifestations au lendemain du 21 avril 2002 ?  "Ce n'est pas un modèle, c'était un précédent dans l'histoire, mais en 2002, j'étais à l'école primaire".

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