Vente d’Alstom à General Electric : Jean-Pierre Chevènement craint que la France ne devienne "un parc d’attraction"

Publié à 15h30, le 26 avril 2014 , Modifié à 15h30, le 26 avril 2014

Vente d’Alstom à General Electric : Jean-Pierre Chevènement craint que la France ne devienne "un parc d’attraction"
Jean-Pierre Chevènement. © Maxppp.

"L’Etat français ne peut pas être mis ainsi devant le fait accompli. Il y a quelque chose qui ne va pas dans le circuit de décision." Après avoir écrit, vendredi 25 avril, au Premier ministre Manuel Valls pour empêcher "un transfert de propriété" d’Alstom à General Electric, Jean-Pierre Chevènement ne décolère pas.

Sénateur du Territoire-de-Belfort, où l'usine Alstom est un des maillons forts de l'économie locale, Jean-Pierre Chevènement demande, sur Europe 1 ce samedi 26 avril, le report du conseil d’administration censé approuver l’accord entre Alstom et le géant américain.

Et exprime ses craintes :

Si nous ne défendons pas le cœur de nos compétences, la France ne sera plus, demain, qu’un parc d’attraction.

Le PDG de General Electric est en effet attendu dimanche 27 avril à Paris pour d'ultimes discussions au sommet en vue de l'acquisition de la division énergie d'Alstom, un des fleurons industriels français. Jeffrey Immelt devrait rencontrer Manuel Valls et son ministre de l'Economie Arnaud Montebourg pour évoquer cette opération qui vise l'achat des actifs du groupe français liés à l'énergie. Ce qui représente plus de 70% de l'activité d'Alstom tandis que la branche transport, elle, qui fabrique les TGV, ne serait, elle, pas concernée par cette acquisition.

Bien que l'Etat ne soit plus actionnaire de l'entreprise depuis 2006, Arnaud Montebourg s'est invité dans le dossier, justifiant son interventionnisme par la nécessité de prémunir la France du risque de perdre un centre de décision et d'éventuels emplois, et travaille pour trouver "d'autres solutions".

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