Après avoir ouvertement critiqué Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin est nommé à la commission nationale d'investiture de LR

Publié à 18h19, le 08 janvier 2016 , Modifié à 19h38, le 08 janvier 2016

Après avoir ouvertement critiqué Nicolas Sarkozy, Gérald Darmanin est nommé à la commission nationale d'investiture de LR
Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin © PHILIPPE HUGUEN / AFP

Nicolas Sarkozy a peut-être bien changé : aujourd'hui, on peut le critiquer et conserver quand même un rôle important au sein du parti Les Républicains. Ce n'est pas Gérald Darmanin qui dira le contraire. Ce vendredi 8 janvier, LR annonce très officiellement que le maire de Tourcoing est nommé premier vice-président de la commission nationale d'investiture du parti.

Cette nomination peut surprendre. Jeudi 7 janvier, 24 heures plus tôt donc, le nouveau conseiller régional de Nord-Pas-de-Calais-Picardie expliquait à qui voulait l'entendre qu'il ne devait rien à Nicolas Sarkozy, qu'il s'était fait tout seul comme un grand (avec l'aide de Xavier Bertrand) et que de toute façon, il ne voulait plus travailler au sein de la direction de Les Républicains.

On pensait alors que, comme son mentor, Gérald Darmanin n'en pouvait vraiment plus de tous ces salons parisiens. Et s'il quittait son poste de secrétaire général adjoint du parti, c'était certainement parce qu'il voulait se consacrer entièrement à sa région qu'il aime tant.

Sa nomination ce vendredi comme premier vice-président de la commission d'investiture semble contredire cette hypothèse. Mais heureusement, Gérald Darmanin a une explication. Oui, il voulait quitter la direction de LR. Et c'est bien ce qu'il a fait.

Contacté par le Lab, il dit :

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La commission d'investiture n'est pas l'exécutif. Je reste au Bureau politique mais la CNI, c'est délibératif alors que l'organigramme, c'est exécutif. On a sans doute pensé que comme je connais biens les élus et les élections, c'était la meilleure façon de me laisser ma liberté de parole tout en continuant à travailler pour le parti.

 

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Jeudi, dans La Voix du Nord, Gérald Darmanin, laissait entendre qu'il était en désaccord avec la ligne du parti en pleine réorganisation. Il rendait également hommage à Nicolas Sarkozy. "J’ai été élu député quand il a perdu et maire quand il n’était pas président de ma famille politique. Je rends service mais je ne lui dois pas grand-chose", disait-il. Des propos qui, a priori, ne lui ont pas trop porté préjudice.

Du rab sur le Lab

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