Après la polémique avec la Voix du Nord, Marine Le Pen rebaptise le quotidien en "La Voix de la Corée du Nord"

Publié à 06h57, le 03 décembre 2015 , Modifié à 06h57, le 03 décembre 2015

Après la polémique avec la Voix du Nord, Marine Le Pen rebaptise le quotidien en "La Voix de la Corée du Nord"
© AFP

Si la liberté d’expression est un sacré défi au sein même du Front national (n’est-ce pas Aymeric Chauprade ?), la liberté de la presse n’est pas non plus au mieux avec le parti de Marine Le Pen.

Après la prise de position forte de La Voix du Nord contre la présidente du FN, candidate à la présidence de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, notamment contre Xavier Bertrand (LR) et Pierre de Saintignon (PS), Marine Le Pen contre-attaque. En meeting à Nîmes pour soutenir son compagnon Louis Aliot, mercredi 2 décembre, la cheffe frontiste a rebaptisé La Voix du Nord en "La Voix de la Corée du Nord", référence à cette dictature bien coriace d’Asie.

Marine Le Pen a ainsi lancé, selon le journaliste de l’AFP spécialiste de l’extrême droite :

"

La Voix de la Corée du Nord s'est signalée en ce début de semaine en transformant son journal en tract du PS.

"

Lundi 30 novembre, en effet, le quotidien local avait lancé un dossier pour expliquer à ses lecteurs "pourquoi une victoire du FN nous inquiète", faits à l'appui. "Une fatwa" contre ses électeurs, avait réagi Marine Le Pen.

Quelques jours avant le premier tour des régionales, le 6 décembre, ce dossier en deux volets poursuivi le lendemain a fortement chagriné Marine Le Pen. La présidente frontiste avait alors menacé de couper les financements régionaux du canard en cas de victoire aux régionales (et mis en cause Xavier Bertrand). En réponse, La Voix du Nord avait expliqué ne pas toucher de subventions directement de la région.

Durant ce même meeting, Marine Le Pen a elle aussi définitivement rangé aux oubliettes l’union nationale post-attentats du 13 novembre. Et s’en est prise avec véhémence à Manuel Valls, l'accusant d'avoir mené la "guerre totale" contre son parti plutôt que contre les jihadistes. La présidente du Front national a ainsi estimé que "Manuel Valls, chef de l'UMPS n'a qu'un seul programme, la guerre totale au FN. (Il) place le premier parti de France, représentant des millions d'électeurs, comme l'une des trois grandes menaces de la planète, avec le dérèglement climatique et l'Etat islamique", a-t-elle accusé.

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