Arnaud Montebourg tape sur les doigts du directeur de la banque publique d'investissement

Publié à 15h40, le 18 avril 2013 , Modifié à 15h43, le 18 avril 2013

Arnaud Montebourg tape sur les doigts du directeur de la banque publique d'investissement
Nicolas Dufourcq et Arnaud Montebourg (montage Le Lab via Maxppp)

CHENAPAN - Arnaud Montebourg n'a pas apprécié les propos du directeur général de la banque publique d'investissement (BPI) sur la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne et sur les hauts-fourneaux de Florange. Invité de RTL ce 18 avril, il a fait savoir qu'il l'avait "réprimandé".

Le 17 avril, Nicolas Dufourcq a en effet déclaré à l'AFP que les sauvetages de ces deux sites n'aurait pas représenté un "bon business" pour la BPI. "La BPI a étudié le dossier" de l'usine ArcelorMittal de Florange mais a rendu un "arbitrage business" selon lequel "on aurait perdu beaucoup d'argent", a jugé le directeur général. Idem pour le dossier de la raffinerie Petroplus.

Sur RTL, le ministre du Redressement productif a expliqué qu'il avait remis Nicolas Dufourcq à sa place en lui rappelant que l'objectif de cette banque n'est pas de faire du business :

J’ai réprimandé le directeur général en lui faisant observer qu’il n’a pas à déclarer [cela], que la banque est une œuvre collective, une banque pas comme les autres, qui doit justement essayer de financer là où le secteur financier ne veut pas financer.

Le premier conseil d'administration de la BPI a eu lieu en février 2013. Son but est de faciliter le financement des petites et moyennes entreprises, et des entreprises de taille intermédiaire, quand le marché fait blocage.

La BPI a décidé de ne pas intervenir dans les cas de Florange et de Petroplus. Ce dernier site va cesser définitivement ses activités après le rejet, le 16 avril, par le tribunal de commerce de deux offres de reprise de la raffinerie. Nicolas Dufourcq a expliqué que la BPI préférait consacrer ses fonds à des projets jugés plus porteurs d'avenir :

Notre agenda, c'est la France de 2030. Petroplus, est-ce France 2030 ?

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