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C'est l'histoire d'une fausse couverture de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel qui a berné de nombreux internautes dont des journalistes et des hommes politiques ce samedi 28 juin.

Le vrai :

Le 5 juin, Der Spiegel met en ligne un article, en anglais, intitulé "Bonjour Tristesse : the political and economic decline in France".

Le faux :

Parallèlement, un ou plusieurs petits malins s'amusent à intégrer l'affiche de campagne de François Hollande dans la maquette d'un numéro de Der Spiegel d'avril 2006 (date en haut à droite). Un photomontage du chef de l'État, scalpé, avec une main qui tente de stimuler avec une allumette un tout petit cerveau à l'air libre. Et ces lettres blanches sur fond bleu, en majuscules, "NO COMMENT !".

On le retrouve déjà sur un blog, le 15 juin : 

Une image qui rebondit, de murs Facebook en fils Twitter, en perdant progressivement la mention humoristique.

Mardi 25 juin, un ancien candidat FN aux cantonales de Levallois-Perret tweete l'image, en la prenant pour une véritable couverture de l'hebdomadaire allemand :

Samedi 29 juin, Rue 89 y consacre un article, repris par Yahoo, avant de le supprimer.

Samedi matin toujours, le correspondant de Der Spiegelà Paris tweete un démenti  :

Luc de Barochez, rédacteur en chef à L'Opinion qui avait tweeté la photo avec la mention "Der Spiegel message pour François Hollande", efface son tweet et rédige un correctif d'excuses :

Oups, Valérie Boyer, députée UMP des Bouches-du-Rhône, s'est également faite avoir en retweetant la photo. Et l'élue l'accompagne de la légende "Quel désastre". Au premier degré.

En revanche, Der Spiegel pense vraiment que Marine Le Pen est "dangereuse".

Du rab sur le Lab