Benoît Hamon décrit un Jean-Luc Mélenchon "mielleux" et "sympa" au téléphone

Publié à 07h46, le 20 février 2017 , Modifié à 08h15, le 20 février 2017

Benoît Hamon décrit un Jean-Luc Mélenchon "mielleux" et "sympa" au téléphone
© Montage Le Lab via AFP
Image Etienne Baldit


Cela fait maintenant trois grosses semaines que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se tournent autour, mettant en scène leurs (non) discussions concernant une possible entente en vue de la présidentielle et faisant plus ou moins explicitement peser sur l'autre la responsabilité de cet échec annoncé. Le week-end qui s'achève semble avoir apporté la confirmation de ce que les deux hommes n'arriveront pas à s'entendre.

Pourtant, ils se sont enfin parlé de vive voix, après des jours de vrais-faux messages sur les réseaux sociaux et dans les médias. Vendredi 17 février, le candidat du PS et celui de La France Insoumise ont passé un petit quart d'heure au téléphone et cela s'était semble-t-il plutôt bien passé. Benoît Hamon raconte en effet au Figaro, lundi 20 février :

Il était mielleux, sympa, sur un ton léger. 'Comment tu vas, Benoît ?'

Ça, c'était en privé. Parce qu'en public, Jean-Luc Mélenchon a été beaucoup moins "sympa" et "mielleux". Le soir-même sur BFMTV, celui qui était déjà candidat en 2012 lâchait cette gentillesse :

Je n’ai pas l’intention d’aller m’accrocher à un corbillard.

Et le vainqueur de la primaire de la Belle alliance populaire lui avait répondu le lendemain, depuis Lisbonne : "Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche. [...] Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon."

L'ambiance s'était donc singulièrement rafraîchie en quelques heures. Définitivement ?













[BONUS TRACK]

Pascal Cherki, député PS très proche de Benoît Hamon, a moyennement apprécié cette phrase de Jean-Luc Mélenchon sur le "corbillard". Il le dit au Parisien ce lundi :

Quand on veut aller vers l'autre, on ne commence pas par l'insulter. [...] Qualifier Benoît de croque-mort, c'est dégueulasse.

Il le dit aussi au Figaro : "On se fait traiter de croque-morts, Mélenchon passe son temps à insister sur les divergences, il est dans une stratégie d'évitement, dans l'insulte, il ferme la porte aux discussions."





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