Jean-Luc Mélenchon ne ralliera pas la candidature de Benoît Hamon : "je ne vais pas m’accrocher à un corbillard"

Publié à 15h06, le 18 février 2017 , Modifié à 12h42, le 19 février 2017

Jean-Luc Mélenchon ne ralliera pas la candidature de Benoît Hamon : "je ne vais pas m’accrocher à un corbillard"
Jean-Luc Mélenchon était l'invité de Ruth Elkrief, vendredi 17 février. © Captures d'écran
Image Victor Dhollande-Monnier

Victor Dhollande-Monnier

AVEC MOI OU SINON - Depuis trois semaines, les tentatives de discussions sont souvent infructueuses entre Benoît Hamon, Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon. Mais si comme l’a révélé Europe 1, un ticket Hamon-Jadot est envisageable, le rapprochement entre le vainqueur de la Belle Alliance Poluaire et celui de la France insoumise semble beaucoup plus délicat.

Vendredi 17 février, Jean-Luc Mélenchon a envoyé une lettre à Benoît Hamon dans laquelle il demande des "garanties politiques précises" sur "l'engagement" du candidat PS "à rompre avec le quinquennat et son bilan". Mais sur BFMTV ce même vendredi, l’ancien sénateur socialiste se montre encore plus clair quant aux conditions de l’union. Si elle existe, ça sera derrière lui et pas autrement. Il dit :

La véritable question qui se pose, c’est : comment peut-on entraîner une majorité ou un nombre suffisant de Français pour être au deuxième tour. Les uns pensent que c’est en faisant une combine, en se réunissant, en s’embrassant, en mettant tout ce qui dérange sous le tapis. Et ce qui dérange et qu’on met sous le tapis, ce sont les raisons pour lesquelles les socialistes ont perdu la moitié de leurs voix. Donc je n’ai pas l’intention d’aller m’accrocher à un corbillard. Je le dis très clairement.

Quelques minutes, rebelote. Cette fois, il invite directement Benoît Hamon à le rejoindre :

Si Benoît Hamon est prêt à une politique de rupture avec le passé et avec les gens qui sont encore là, il est le bienvenu […] S’il veut bouger du bon côté, c’est-à-dire rompre avec tout ce vieux monde, avec les organisations du parti socialiste, avec Hollande, avec l’Europe des traités budgétaires, et bien, il est le bienvenu. 





En déplacement au Portugal pour trois jours, Benoît Hamon a envoyé un petit message à Jean-Luc Mélenchon. "Oui maintenant je le dis, je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche", a-t-il assuré, ce samedi à Lisbonne. Et d'avertir le candidat de la France insoumise : 

Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n'oblige personne.

[Edit 19/02 12h28] 



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