Bruno Le Maire est persuadé de gagner la primaire et de mettre "Sarkozy, Juppé et Fillon" à la retraite

Publié à 10h46, le 22 février 2016 , Modifié à 10h49, le 22 février 2016

Bruno Le Maire est persuadé de gagner la primaire et de mettre "Sarkozy, Juppé et Fillon" à la retraite
"Allez, salut", semble dire Bruno Le Maire au trio Sarkozy, Juppé, Fillon. © AFP
Image Sébastien Tronche


LA RETRAITE POUR TOUS - C’est un tremblement de terre qui va toucher la classe politique française cette semaine. Bruno Le Maire va annoncer officiellement sa candidature. Oui, oui, vous n'hallucinez pas, l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy sera candidat à la primaire, lui qui a déjà inauguré un QG de campagne et médiatisé ses parrainages parlementaires. Rien de neuf en fait pour cet ancien membre des cabinets de Dominique de Villepin et candidat à la présidence de l’UMP en 2014 contre Nicolas Sarkozy.

Puisque sa candidature n’est vraiment pas (plus) une surprise, Bruno Le Maire est méga confiant et se projette déjà. Ainsi confie-t-il au Monde ce lundi 22 février qu’il remportera cette échéance pré-élyséenne interne à l’opposition, envoyant de facto les "Sarkozy, Juppé et Fillon" à la retraite puisque, perdants, "ils ne vont pas demander de poste". Il dit au quotidien :

Si je gagne la primaire, et je vais la gagner, Sarkozy, Juppé et Fillon, ne vont pas demander de poste. C’est pour cette raison que cette campagne sera féroce, c’est une question de vie ou de mort, pas une course de petits chevaux comme la primaire socialiste.

Celui que Jean-Christophe Cambadélis présentait comme un mix de Patrick Buisson, comme qui "il pense", et d’Alain Juppé, comme qui "il se présente", fait campagne sur une idée que son slogan "Bruno Le renouveau" porte, à savoir qu’il est en croisade contre "l’ancien régime". Un "ancien régime" dont il est et a été partie intégrante.

"Je torpillerai l’ancien régime, je torpillerai les technocrates car j’en suis un", assume-t-il au Monde. Avant d’ajouter en mode "je renverse la table" type "Je voudrais leur dire qu'on a reçu un coup de pied au derrière mais que c'est pas parce que vous voulez renverser la table que vous descendez de la voiture dont vous vous abstenez de choisir le chauffeur" :



Énarque, ancien normalien, major de l’agrégation de lettres… Ils savent que je les connais bien. Juppé préservera l’ancien régime. Moi, je le foutrai en l’air, c’est ça qui se joue en 2017.

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