Bureau politique de LR : pourquoi le quorum n’a pas été atteint, selon Bernard Accoyer

Publié à 08h09, le 25 octobre 2017 , Modifié à 08h09, le 25 octobre 2017

Bureau politique de LR : pourquoi le quorum n’a pas été atteint, selon Bernard Accoyer
Bernard Accoyer. © Capture d'écran France 2.
Image Sébastien Tronche


"Si le quorum n’a pas été atteint, c’est que de toute évidence, le parti n’arrive pas à rassembler une majorité de gens pour nous exclure." C’est ainsi que Thierry Solère, questeur Constructif de l’Assemblée nationale, explique pourquoi le bureau politique de LR n’a pas réussi à entériner l’exclusion des ralliés à Emmanuel Macron parmi lesquels il figure, avec Edouard Philippe, Gérald Darmanin, Sébastien Lecornu et Franck Riester.

Car effectivement, le bureau politique de LR a eu beau exclure ces félons mardi soir avec 27 voix pour l’exclusion, 7 contre et 3 abstentions, le quorum de 63 votants n’a pas été atteint. "Un dîner de cons", comme dirait Rachida Dati ou le summum du ridicule, comme l’a qualifié Jean-François Copé ? Que nenni, répond le secrétaire général du parti, Bernard Accoyer.

Invité des 4 Vérités sur France 2 ce mercredi 25 octobre, le patron temporaire de LR, en attendant l’élection du président en décembre, a tenté d’expliquer pourquoi ce quorum n’a pas été atteint. Et ce n’est pas du tout, selon lui, parce que "le parti n’arrive pas à rassembler une majorité pour exclure" :

Nous nous serions volonté passés de cette difficulté qui a été un défaut de quorum. C’est tout à fait compréhensible dans la mesure où nous avons un bureau politique extrêmement nombreux qui a été composé il y a trois ans où les gens ne viennent plus parce qu’ils ont arrêté la politique pour une partie d’entre eux, parce qu’ils ne sont plus élus et ne viennent plus à Paris…

Pour Bernard Accoyer en somme, l’exclusion des pro-Macron ne gêne pas du tout au sein du parti alors qu’Alain Lamassoure, ex-chef de file de la délégation française LR au Parlement européen a décidé à son tour de claquer la porte du parti. L’ancien patron de l’Assemblée nationale estime même qu’il y a eu "une majorité politique extrêmement forte qui s’est dégagée au bureau politique pour clarifier". Mais il devra se réunir à nouveau pour entériner la sanction et "sécuriser juridiquement" les exclusions.

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