Conseil constitutionnel: Christiane Taubira "surprise par la mise en cause" de Nicolas Sarkozy

Publié à 14h03, le 05 juillet 2013 , Modifié à 15h31, le 05 juillet 2013

Conseil constitutionnel: Christiane Taubira "surprise par la mise en cause" de Nicolas Sarkozy
En 2006, le ministre Nicolas Sarkozy présente à l'Assemblée nationale son projet de loi sur l'immigration et l'intégration, sous l'oeil notamment de Christiane Taubira, députée du PRG (photo MaxPPP)

La garde des Sceaux, Christiane Taubira, publie, vendredi 5 juillet, un communiqué de presse très agacé, répondant aux accusations de partialité énoncées par Nicolas Sarkozy, après la décision du Conseil constitutuonnel confirmant l'invalidation de ses comptes de campagne présidentielle.

ChristianeTaubira, que Nicolas Sarkozy avait approché en 2007, se fait cinglante:

La contestation des décisions du Conseil constitutionnel participe d'une défiance  à l'encontre de nos institutions, privilège délétère réservé aux puissants, qui subissent moins que les citoyens ordinaires les effets de cet affaiblissement de nos institutions.

[...]

La contestation de ces décisions contribue à l'affaissement de l'Etat de droit.

Et poursuit:

Aussi désagréable que soit une décision, son acceptation fait appel à l’esprit civique et au sens de la responsabilité, et réclame un effort de dignité au nom de l'intérêt général;

Christiane Taubira, qui met en avant que le Conseil constitutionnel "délibère en toute indépendance", souligne également que "le gouvernement s'est incliné devant toutes les réserves d'interprétation et censures de dispositions législatives" décidées par le Conseil "depuis un an".

Selon les informations de Laure Bretton, journaliste à Libération, Matignon a envoyé un SMS à l'ensemble des ministres et leurs équipes afin de leur demander de ne pas s'exprimer sur Nicolas Sarkozy. La garde des Sceaux est la seule habilitée à le faire.

Dans la matinée, Nicolas Sarkozy avait diffusé, sur sa page Facebook, un communiqué qualifiant de "situation inédite sous la Vè République" le non-remboursement de ses comptes de campagne par l'Etat.

La veille, il avait claqué la porte du Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit.

Du rab sur le Lab

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