Contre le front républicain, Florian Philippot rappelle que la droite appelait Emmanuel Macron "Emmanuel Hollande"

Publié à 08h19, le 24 avril 2017 , Modifié à 08h19, le 24 avril 2017

Contre le front républicain, Florian Philippot rappelle que la droite appelait Emmanuel Macron "Emmanuel Hollande"
Florian Philippot © Capture d'écran France 2
Image Sylvain Chazot


Les résultats du premier tour de l'élection présidentielle désormais connus, une nouvelle campagne commence. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas réutiliser certains arguments entendus auparavant. Florian Philippot, numéro 2 du Front national, pourtant peu porté sur la chose environnementale, a décidé de recycler l'un des gros éléments de langages de la droite durant la campagne présidentielle. Son objectif est d'appeler les électeurs de François Fillon à voter Marine Le Pen au second tour.

Sur LCI, ce lundi 24 avril, il dit :



Parmi les électeurs de François Fillon, beaucoup beaucoup beaucoup n'accepteront pas qu'on leur demande de voter pour celui qui encore hier [dimanche] étaient appelé par les mêmes 'Emmanuel Hollande', puisque c'est le sobriquet qui lui était donné par les Républicains.

Quelques minutes après son passage sur LCI, Florian Philippot est sur France 2. Là encore, il ne reprend pas directement ce surnom à son compte mais en souligne le succès. Avec quasiment les mêmes mots. "J'ai vu hier les Républicains, certains ténors, apparatchiks, venir sur les plateaux en donnant leurs consignes de vote, 'évidemment il faut voter Macron'. Enfin écoutez, les mêmes hier appelaient encore Emmanuel Macron 'Emmanuel Hollande'. C'est le sobriquet qu'ils lui avaient trouvé, qui était pas trouvé d'ailleurs puisque c'est effectivement l'héritier de Hollande"

Mais François Hollande n'est apparemment pas le seul élément de comparaison, Florian Philippot compare Emmanuel Macron non pas à l'actuel Président mais à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Sur France 2, toujours, le vice-président du FN lance :

J'ai vu monsieur Macron se prendre pour monsieur Sarkozy le soir de sa victoire, sauf que Sarkozy l'a fait le soir de sa victoire. J'ai vu une espèce de Fouquet's de substitution hier soir. Probablement que le Fouquet's était fermé donc monsieur Macron est allé dans un autre restaurant parisien, avec ses amis du showbiz, qu'il a accueillis.

Et Florian Philippot de poursuivre sur ce registre, accusant Emmanuel Macron de traîner avec ce qui se faire de pire en matière de "vieille politique". "Et il nous a livré un discours de victoire de second tour, comme si les Français n'avaient plus leur mot à dire", attaque Florian Philippot, décrivant l'adversaire de Maine Le Pen pour le second tour de la présidentielle comme "beaucoup trop arrogant et beaucoup trop confiant, comme s'il avait déjà gagné". Si certains en doutaient, le temps des analyses est terminé, place déjà à la campagne du second tour.

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