Copé vous remercie de faire la différence entre son élection à la présidence de l'UMP en 2012 et "la désignation" de Wauquiez en 2017

Publié à 07h26, le 20 novembre 2017 , Modifié à 07h26, le 20 novembre 2017

Copé vous remercie de faire la différence entre son élection à la présidence de l'UMP en 2012 et "la désignation" de Wauquiez en 2017
Jean-François Copé © BORIS HORVAT / AFP
Image Sylvain Chazot


C'était il y a cinq ans et cela ressemble à une éternité. Souvenez-vous, cet automne 2012, lorsque François Fillon passait pour le modéré de la droite face au décomplexé Jean-François Copé. Il fallait les voir, tous les deux batailler pour savoir qui serait finalement désigné chef de l'UMP aux termes d'un scrutin tout à fait rocambolesque.

Il faut croire que les temps ont changé. Plus de suspense à droite : on sait déjà avant le scrutin que Laurent Wauquiez sera *très probablement* élu président de Les Républicains en décembre prochain. Jean-François Copé l'a bien remarqué et l'on sent même poindre une once de nostalgie chez le maire de Meaux. Interrogé par Libération ce lundi 20 novembre, l'homme au 0,3% des voix à la primaire de la droite estime que son parcours n'a rien à voir avec celui du président d'Auvergne-Rhône-Alpes. Pour lui, les deux démarches ne sont "comparables en rien du tout". Et pour une raison simple : contrairement à lui, veut-il croire, Laurent Wauquiez vainc sans péril et triomphe donc sans gloire.

Il dit :

Ce n’est pas faire injure à ses concurrents, ni à lui-même, que de dire qu’en réalité, Laurent Wauquiez fait un parcours tout seul. Il n’y a pas le moindre suspense. Ne nous payons pas de mots : il a été désigné président du parti. Sa légitimité, il devra la construire après cette désignation. Nous verrons alors s’il est capable d’associer, comme je le lui ai suggéré, d’autres personnalités à la conduite du parti.

Jean-François Copé poussant Laurent Wauquiez à s'ouvrir à l'autre, à tendre la main et à élargir le champ des possibles au sein de sa famille politique... Si l'on nous avait dit ça en 2012, lorsque le même Laurent Wauquiez courrait plateaux télé et studios radio pour défendre François Fillon…

Autre époque, autre ambiance. "En 2012, il y avait eu un véritable débat de fond. Ce n’est pas le cas aujourd’hui", assène encore Jean-François Copé. Oh oui, les temps ont changé. Pas sûr que Florence Portelli et Maël de Calan, les deux adversaires de Laurent Wauquiez pour la présidence de LR, apprécient pour autant. 



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