En plein entre-deux-tours de la primaire, Royal évoque à nouveau un soutien à Macron

Publié à 09h33, le 25 janvier 2017 , Modifié à 09h36, le 25 janvier 2017

En plein entre-deux-tours de la primaire, Royal évoque à nouveau un soutien à Macron
Ségolène Royal © Montage Le Lab via BFMTV
Image Etienne Baldit


TIMING - Cela ne devrait pas trop vous surprendre : Ségolène Royal songe sérieusement à soutenir Emmanuel Macron pour la présidentielle plutôt que le candidat qui sera désigné par la primaire organisée par le PS. Depuis des mois, la numéro 3 du gouvernement envoie des signes très clairs de sa proximité idéologique avec le leader d'En Marche !. "Je n'ai aucune contrainte", disait-elle ainsi au sujet d'un possible soutien à l'ancien ministre de l'Économie, mi-janvier dans Le JDD. Une position qu'elle répète mercredi 25 janvier, en plein entre-deux-tours de la primaire (sanglant) entre Benoît Hamon et Manuel Valls.

Sur BFMTV, la ministre de l'Environnement est interrogée sur le fait de savoir si elle appellera "à soutenir le vainqueur, quel qu'il soit, de cette primaire". Elle élude d'abord : "Mais moi, j'ai pas à lancer d'appel ou pas d'appel. Je crois que c'est à chacun... On verra ensuite quelle est la situation politique, comment les choses s'organisent." On a vu engagement plus net en faveur du processus de désignation de son parti. La suite est beaucoup plus claire :

- Jean-Jacques Bourdin : Vous êtes pas certaine de soutenir le vainqueur, quoi.

- Ségolène Royal : Ça dépend ce qu'il a à dire, ça dépend du processus. Moi ce que je soutiendrai, c'est le rassemblement. Avec le vainqueur des primaires [sic] bein évidemment.

- Jean-Jacques Bourdin : Ou avec Emmanuel Macron.

- Ségolène Royal : Ou avec Emmanuel Macron. Ça c'est le processus.


Pour rappel, et comme Jean-Christophe Cambadélis en a régulièrement menacé les élus socialistes tentés par l'aventure macroniste : tout soutien de cet ordre entraînera l'exclusion du PS. Mais cela n'empêche visiblement pas certains des plus éminents éléphant(e)s d'évoquer cette possibilité. Le 15 janvier également, c'est Jean-Marc Ayrault qui se montrait ouvert à un tel ralliement, afin que "la gauche" ne soit pas "absente du second tour de l'élection présidentielle".

Même argument pour Ségolène Royal aujourd'hui, selon qui le candidat désigné de la Belle Alliance Populaire et Emmanuel Macron devront "se réunir" dans le cas où, courant mars par exemple, le second est clairement en avance sur le premier dans les sondages et dans sa dynamique. "Il faut se réunir et se dire : 'Voilà, comment fait-on pour assurer la présence de la gauche au second tour de l'élection présidentielle ?'", fait valoir la finaliste de la présidentielle 2007. 

Voilà qui devrait ravir Benoît Hamon et Manuel Valls, engagés dans un duel à mort pour l'investiture pendant que certaines figures d'autorité du parti regardent ostensiblement ailleurs. 

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