Débat présidentiel : Besancenot reconnaît que le comportement de Poutou envers Fillon et Le Pen était "calculé"

Publié à 21h47, le 11 avril 2017 , Modifié à 21h47, le 11 avril 2017

Débat présidentiel : Besancenot reconnaît que le comportement de Poutou envers Fillon et Le Pen était "calculé"
Olivier Besancenot revendiquant l'irrespect de Philippe Poutou. © PIERRE ANDRIEU / AFP

C’était assurément LA séquence phare du débat présidentiel du 4 avril : Philippe Poutou invectivant tour à tour ceux qu’il nommait "Fillon" et "Le Pen" dans une énorme tirade contre la corruption en politique. Le fait de désigner ses adversaires uniquement par leur nom de famille a été perçu comme un manque de respect par certains commentateurs, cela venant s’ajouter à la tenue vestimentaire plutôt décontractée (alerte euphémisme) du candidat du NPA.

Ce comportement était "irrespectueux", assume Olivier Besancenot mardi 11 avril sur BFMTV. L’ancien candidat NPA aux présidentielles de 2002 et 2007 reconnaît en outre que cette tirade était "calculée" et "préméditée". Voici l’échange qu’il a eu avec la journaliste de la chaîne d’information :

 

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- Olivier Besancenot : Quand Philippe [Poutou], il dit ses quatre vérités à monsieur Fillon et à Marine Le Pen, il est en capacité de le faire parce que, lui, précisément, il connaît la vie quotidienne de millions de personnes.



- Journaliste : Mais est-ce qu’il doit négliger la forme, quand il les appelle 'Fillon', 'Le Pen', 'Macron', quand il les appelle pas par leur prénom ?



- Olivier Besancenot : J’ai entendu les grandes thèses sur l’irrespect. Alors moi, je vais vous dire quelque chose : c’était irrespectueux et c’était calculé, c’était prémédité. On l’assume, on le revendique. C’était une forme d’affront politique, mais c’est des affronts libérateurs. Monsieur Fillon, par exemple – je mets des 'monsieur', hein, pour être tout à fait poli – lui, en effet, il arrive pas en débardeur, ce qui est pas le cas de Philippe [Poutou], il arrive avec des costards suffisamment chers. Mais il a passé le plus clair de son temps à expliquer à des millions de personnes que la France vit au-dessus de ses moyens. Tout ça pour apprendre que Penelope Fillon, entre autres choses, pour deux notes de lecture, a gagné 100.000 euros. Vous savez ce que c’est, 100.000 euros, pour des millions de personnes dans ce pays ? Donc le décalage, au bout d’un moment, il est révoltant. D’avoir eu ces quelques instants de vérité, ça fait du bien à tout le monde parce qu’il y a pas de raison qu’à un moment donné, ce que des millions de personnes, ça puisse pas être exprimé au moment d’une campagne.

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