Des femmes accusent des élus FN d'agression, Marine Le Pen parle "de séparations qui se sont mal passées"

Publié à 13h56, le 05 novembre 2017 , Modifié à 14h33, le 05 novembre 2017

Des femmes accusent des élus FN d'agression, Marine Le Pen parle "de séparations qui se sont mal passées"
Marine Le Pen © Capture d'écran France 3
Image Sylvain Chazot


Lorsque des affaires touchent de près ou de loin le Front national, la tactique de Marine Le Pen consiste souvent à remettre en cause les faits. Illustration en est donnée ce dimanche 5 novembre, lors de l'émission Dimanche en politique, sur France 3. Plusieurs femmes se disent victimes d'agression de la part de membres du FN, avance samedi Le Monde.  Mais pas de quoi s'alarmer pour la présidente du FN. Elle dit :

J'ai trouvé l'article du Monde profondément scandaleux car, dans deux affaires, en l'occurrence, il ne s'agit pas de harcèlement. On mélange tout. Il s'agit de séparations de deux couples, séparations qui se sont mal passées.

Les faits semblent toutefois un peu plus graves que de simples séparations qui ne se dérouleraient pas dans des bons termes.

Dans l'article du Monde, il est notamment question d'Aurélie Cournet, conseillère régionale FN d'Île-de-France. Cette dernière accuse son collègue Pierre-Charles Cherrier de violences. "[Il] a voulu me parler, et comme j’ai refusé il m’a forcée à le suivre en m’arrachant des mains mon téléphone portable. Il m’a piégée en m’entraînant jusqu’à l’intérieur de la salle de réunion du conseil régional, où il m’a arraché ma robe puis m’a giflée et m’a ensuite poussée violemment contre le mur où je me suis écroulée par terre", racontait-elle dans un mail adressé à Marine Le Pen le 7 septembre. Selon plusieurs sources, citées par Le Monde fin octobre, Aurélie Cournet a porté plainte contre Pierre-Charles Cherrier. "C'est même le trésorier président de groupe du Front national [Wallerand de Saint-Just] qui est allé au commissariat avec la jeune femme pour l'accompagner dans sa plainte", précise Marine Le Pen sur France 3.

La présidente du FN ne fait en revanche aucun commentaire sur l'autre "séparation" : celle entre l'un de ses tous proches, Axel Lousteau, et une ancienne collaboratrice. L'ex-militant du groupuscule d'extrême droite GUD, aujourd'hui trésorier de Jeanne, le micro-parti de la présidente du FN, aurait notamment déposé une cartouche de 9 mm devant son ancienne collaboratrice pour l'intimider. D'après Le Monde, la direction du parti n'a pas agi malgré les multiples alertes de l'ancienne collaboratrice.

En mai 2016, cette dernière a déposé une main courante après de multiples actions de la part d'Axel Lousteau à son adresse. "Il ne cesse de me menacer, moi et ma famille. […] Il a opéré un vrai harcèlement moral afin que je ne puisse être embauchée", a-t-elle confié aux forces de l'ordre, rapporte le quotidien. Avec pour réaction de la part de la direction du parti : rien. 

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