Désormais, Xavier Bertrand en appelle à Sarkozy pour critiquer le supposé extrémisme de Wauquiez

Publié à 11h38, le 08 octobre 2017 , Modifié à 11h38, le 08 octobre 2017

Désormais, Xavier Bertrand en appelle à Sarkozy pour critiquer le supposé extrémisme de Wauquiez
Xavier Bertrand © AFP
Image Sylvain Chazot


C'est sa raison d'être. Du moins au plan national. Xavier Bertrand ne perd jamais une occasion de critiquer Laurent Wauquiez et sa supposée proximité idéologique avec l'extrême droite. Le président des Hauts-de-France le répète à l'envi : ce n'est pas en allant chasser sur les terres du Front national que la droite républicaine se relèvera.

Nouvel épisode ce dimanche 8 octobre à la faveur d'un extrait de livre publié par le JDD. Dans l'ouvrage de Michèle Cotta Quelle histoire !, nouveau tome de ses Carnet Secrets (éd. Robert Laffont), Xavier Bertand estime une énième fois que "ceux qui, chez les Républicains, veulent conquérir une partie de l'électorat FN font fausse route". Et cette fois, pour illustrer son propos, le président de région fait appel à Nicolas Sarkozy, pas franchement perçu à son époque comme un centriste. Il dit :

Sarkozy s'est fait élire sur deux thèmes : l'autorité et le pouvoir d'achat. Il a perdu lorsque, avec le discours de Grenoble, il a semblé se rapprocher du FN.

Une nouvelle pile adressée à Laurent Wauquiez, que, c'est un euphémisme, Xavier Bertrand ne porte pas dans son cœur. Un exemple parmi d'autres : en juin dernier, le président des Hauts-France avait dénoncé le comportement de Laurent Wauquiez durant l'entre-deux-tours de la présidentielle, refusant d'appeler à voter Emmanuel Macron face à Marine Le Pen. "Oui, il court après l’extrême droite. Il le dit lui-même et même Marion Maréchal-Le Pen se dit prête à travailler avec lui !", ajoutait Xavier Bertrand dans le JDD.

"Amis : ne répondez pas aux invectives et caricatures", a-t-il écrit. "Ne laissons pas les médiocres aigreurs nous détourner du seul objectif qui compte : la reconstruction d'une droite fière de ses valeurs", avait répondu le président d'Auvergne-Rhône-Alpes sur Twitter. 

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