En opposition à Hamon et Mélenchon, Hollande "met en garde" contre ceux qui veulent changer les institutions

Publié à 09h01, le 19 mars 2017 , Modifié à 09h14, le 19 mars 2017

En opposition à Hamon et Mélenchon, Hollande "met en garde" contre ceux qui veulent changer les institutions
François Hollande. © AFP
Image Sébastien Tronche


MOI PRÉSIDENT - Qu’il est difficile d’être un président-sortant sans être candidat à sa succession. Car plus grand monde ne regarde ce qu’il se passe du côté de l’Elysée, accaparé par la campagne présidentielle qui entre dans sa dernière ligne droite maintenant que les 11 impétrants sont connus. C’est d’autant plus difficile pour François Hollande qu’aucun de ces candidats ne défend son bilan et son quinquennat. Alors il le fait lui-même, comme ce samedi 18 mars en Isère. "Ma fierté c’est de pouvoir remettre à mon successeur un pays qui va mieux, plus fort, un pays plus digne, un pays plus soudé et plus cohérent que celui que j’ai trouvé en 2012", a-t-il lancé, comme le rapporte Libération.

Surtout, François Hollande continue de s’impliquer à sa manière dans la campagne présidentielle, s’agaçant d’être le "seule à faire campagne contre Le Pen", accordant bons et mauvais – surtout mauvais – points aux candidats, que ce soit François Fillon, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen qu’il a encore attaqué sur l’euro. Mais il s'en prend également à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Ainsi s’est-il fait le garant des institutions de la 5e République face à ceux qui proposent de changer la Constitution. Il a dit :

La France est forte de ses institutions. Je mets en garde ceux qui voudraient en changer.

Une critique directement adressée à Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon qui, tous deux, veulent en finir avec la "monarchie présidentielle" que représente la 5e République. Les deux candidats du PS et de la France Insoumise veulent une assemblée constituante pour passer à la 6e République.

[BONUS TRACK] La faute à Twitter

S’il implique à sa manière dans la campagne, François Hollande jette un regard désabusé sur le niveau de celle-ci. La faute, entre autres, au temps court, à l’immédiateté et donc, le coupable est tout trouvé, à Twitter :

 

La démocratie est en danger quand les débats sont altérés pas le bruit et la brume, quand les impulsions éclipsent la raison. La démocratie est menacée quand l’invective remplace la perspective, quand le tweet remplace le texte.

Du rab sur le Lab

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