Et, en dix minutes d’interview, Laurent Lopez, le nouveau conseiller général du FN de Brignoles parla nazisme et Benito Mussolini

Publié à 10h12, le 14 octobre 2013 , Modifié à 10h16, le 14 octobre 2013

Et, en dix minutes d’interview, Laurent Lopez, le nouveau conseiller général du FN de Brignoles parla nazisme et Benito Mussolini
Laurent Lopez, à Brignoles, dimanche 13 octobre (photo MaxPPP)

POINT IDEOLOGIE– Promis, juré, Laurent Lopez, candidat du Front national qui a remporté la cantonale partielle de Brignoles, dans le Var, dimanche 13 octobre, n’est pas un élu "d’extrême droite". 

Invité de France Inter, ce lundi 14 octobre, le tout nouveau conseiller général du Var passe son temps à s’en défendre … à coup de références définitives.

C’est bien simple, commence-t-il. Le qualifier d’élu "d’extrême droite", c’est "une insulte", car sa famille "a combattu le nazisme" :

C’est pour moi une insulte.

Je vais vous dire pourquoi, madame.

J’ai ma famille qui a combattu le nazisme, pour moi ce régime est la pire des abominations. (…)

Suit un (assez) long développement dans lequel Laurent Lopez tente de définir le FN comme un parti inclassable sur l’échiquier droite / gauche :

Je suis un patriote, certes, je ne suis ni de gauche, ni de droite, et surtout pas d’extrême droite.

Il y a très très longtemps que je ne suis pas dans la ligne de l’extrême droite, je ne comprends pas qu’on puisse nous qualifier "d’extrême" de quelque chose.

Nous sommes des démocrates, nous sommes des Républicains, nous avons toujours respecté le sort des urnes, ce qui n’est pas forcément le cas de nos adversaires, il y aurait long à dire.

Donc pourquoi extrême droite ?

Mais la référence au nazisme assénée en ouverture d’interview, à 7h50 du matin, ce n’est pas assez. 

Quelques minutes plus tard, le nouvel élu va convoquer les massacres des régimes communistes … pour regretter que "UMP, PS (et) Verts (…) s’acoquinent" avec des communistes :

Quand je vois mes adversaires UMP, PS, Verts, s’accoquiner avec des communistes qui ont plus de sang sur les mains que tout autre mouvement politique dans toute l’histoire de l’humanité, ça me fait quand même sincèrement sourire.

Vient alors l’argument suprême pour expliquer que, de toute façon, même le fascisme, au fond, ce n’était pas vraiment un mouvement d’extrême droite :

Ecoutez, qu’est-ce que vous appelez extrême droite ? Le fascisme ?

Je vous rappelle, Madame, que Benito Mussolini était un instituteur socialiste qui a fondé le parti fasciste (…)

Excusez-moi, mais c’est un fait historique !

Le 3 octobre, sur RTL, Marine Le Pen a expliqué" envisager de demander à la justice de considérer que [le terme extrême droite est] un terme péjoratif volontairement utilisé pour nuire au Front national".

Depuis, la question est devenue un incontournable des interviews politiques ... pour le plus grand plaisir des représentants du parti.

L'intégralité de l'interview est à retrouver ici : 

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