Jacques Bompard (ex-FN) veut faire écouter le cœur du fœtus aux femmes avant une IVG

Publié à 18h33, le 08 avril 2015 , Modifié à 18h45, le 08 avril 2015

Jacques Bompard (ex-FN) veut faire écouter le cœur du fœtus aux femmes avant une IVG
Jacques Bompard © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

D’habitude, les Etats-Unis ne sont pas en odeur de sainteté à l’extrême-droite. Mais il faut croire que les nécessités politiques permettent des exceptions à l’antiaméricanisme. Ainsi le député Jacques Bompard s’est-il inspiré du Texas dans un amendement au projet de loi Santé débattu actuellement à l’Assemblée nationale, comme l’a noté Libération.

L’ex-membre du FN a proposé une série de mesures pour décourager autant que possible le recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse), parmi lesquelles :

Faire prendre conscience à la mère de la réalité de ce qu’elle porte en lui faisant écouter le cœur de l’enfant.

Une disposition législative en vigueur au Texas depuis 2012. Dans ce bastion des conservateurs américains, les femmes sur le point d’avorter sont tenues de passer au préalable une échographie. Elles peuvent néanmoins refuser d’écouter les battements du cœur du fœtus.

Cette proposition de Jacques Bompard rappelle aussi l’initiative de députés opposés à la loi Veil en 1974. Lors des débats à l’Assemblée nationale sur le texte légalisant l’IVG, deux parlementaires avaient diffusé dans l’hémicycle le son des battements de cœur d’un fœtus de quelques semaines.

Alors que le gouvernement s'est rallié à la volonté parlementaire de supprimer le délai de réflexion de 7 jours obligatoire avant un avortement, le député-maire d’Orange a lui préconisé non seulement de le maintenir, mais aussi de le rallonger à 15 jours.

Jacques Bompard est un habitué des amendements disons, "offensifs", sur ces questions. En janvier 2014, lors des discussions sur le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes, il avait proposé d’ouvrir l’avortement… aux hommes.

Même stratégie de la provocation lors de l’examen de la loi sur le Mariage pour tous, lors duquel le parlementaire avait demandé d’ouvrir le mariage "à plusieurs personnes".

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