"Je ne suis pas le père Noël" : Le Pen y voit "l’expression d’un mépris profond" de la part de Macron

Publié à 14h21, le 29 octobre 2017 , Modifié à 14h21, le 29 octobre 2017

"Je ne suis pas le père Noël" : Le Pen y voit "l’expression d’un mépris profond" de la part de Macron
Marine Le Pen. © Capture d'écran BFMTV.
Image Sébastien Tronche


Emmanuel Macron aime beaucoup rappeler qu’il n’est pas le père Noël. Depuis qu’il est candidat à l’Elysée puis Président, il l’a répété aussi bien à la Réunion qu’en Corse ou récemment donc, en Guyane. Une formulation que n’a pas manquée de relever Marine Le Pen. Invitée de BFMTV ce dimanche 29 octobre, la présidente du Front nationale a dénoncé "une expression d’un mépris profond" de la part d’Emmanuel Macron envers les Guyanais :

C’est l’expression d’un mépris profond de la part d’Emmanuel Macron et d’une méconnaissance totale de l’Outre-mer. Il arrive en traitant les Guyanais d’enfants. Comme s’ils attendaient un cadeau de Noël de l’Etat. Ils réclament la sécurité et d’être préservés de l’immigration massive qu’ils subissent.

Invité de la même chaîne dans la foulée de la députée FN, le secrétaire d’Etat et marcheur de la première heure Mounir Mahjoubi a quant à lui défendu les propos d’Emmanuel Macron. "Ce qu’il dit quand il dit ça, c’est qu’il y a un changement de méthode par rapport à ce qu’il s’est passé ces dernières années pour les Outre-mer", décrypte-t-il. Et d’ajouter :

On a trop fait des promesses. Sur la forme ? Elle ne me pose pas de problème. Quand je parle comme ça, les gens comprennent. C’est important qu’un Président dise qu’il n’est pas là pour faire rêver en mentant et expliquer comment les Guyanais vont voir des changements dans les prochains mois. 

Mounir Mahjoubi voit également un parallèle entre cette saillie de Marine Le Pen contre Emmanuel Macron et le portrait au vitriol du Président brossé par Laurent Wauquiez ce dimanche dans le JDD.

Quant à l’autre moment marquant de la visite d’Emmanuel Macron en Guyane, quand, à la rencontre de jeunes, il a flairé des odeurs de cannabis et lancé, sourire aux lèvres qu’il avait "encore du nez" et que certains ne fumaient "pas que des cigarettes". Une nouvelle phrase sur laquelle Marine Le Pen a tapé. "Il préfère aller dans des quartiers où pullule le trafic de drogues en rigolant", dénonce la frontiste. "Ce n’est pas un sujet dont on peut rire."

En déplacement en Guyane sur fond de tensions sociales, six mois après un mouvement social qui avait paralysé ce territoire français d’Amérique du Sud, Emmanuel Macron a prévenu qu’il n’était pas venu en "Père Noël" ni pour "faire des promesses". "L'État a fait trop de promesses qui n'ont pas été tenues. Donc je suis là pour dire les choses en vérité telles que je les vois, prendre des engagements que je saurai tenir durant mon quinquennat, et aussi assurer les éléments d'autorité indispensables sur ce territoire", a encore déclaré le chef de l’Etat.

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