Jean-Christophe Cambadélis est prêt à enjamber les règles de la primaire pour Emmanuel Macron

Publié à 06h55, le 12 décembre 2016 , Modifié à 07h09, le 12 décembre 2016

Jean-Christophe Cambadélis est prêt à enjamber les règles de la primaire pour Emmanuel Macron
Jean-Christophe Cambadélis et Emmanuel Macron. © Montage le Lab via AFP

La primaire de la Belle alliance populaire, organisée par le PS, c’est un peu deux poids deux mesures. Si le parti de la rue de Solférino refuse les "petites" candidatures, comme celles de Pierre Larrouturou, de Bastien Faudot ou de Sébastien Nadot, elle souhaite en revanche absolument convier Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron à sa petite sauterie.

Car, dans l’esprit de Jean-Christophe Cambadélis, toute candidature hors primaire empêchera la gauche de se qualifier pour le second tour de l’élection présidentielle. Sous-entendu aussi, tout candidat extérieur sera responsable de la division et de l’élimination de son camp. Alors, le patron du PS continue de mettre la pression sur Emmanuel Macron, surtout après son coup de force du week-end avec un meeting blindé et une fin habitée et moquée.

Dans les colonnes du Figaro de ce lundi 12 décembre, le Premier secrétaire du PS explique être prêt à enjamber les règles de sa propre primaire pour tenter de convaincre le fondateur de En Marche d’y participer :

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Je suis prêt à faire un geste s’il est prêt à en faire un et lui accorder une ‘wild card’ pour la primaire.

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Autrement dit, s’il veut participer à ce scrutin, Emmanuel Macron pourra le faire après le dépôt officiel des candidatures fixé au 15 décembre. Et il aura même jusqu’au dernier moment pour se décider. Mais l’invitation risque de rester sans suite tant l’entourage de l’ancien ministre de l’Economie répète, comme l’intéressé d’ailleurs, que sa décision de ne pas se prêter au jeu de la primaire est "irrévocable".

"Ces appels ne sont faits que pour justifier à l’avance l’échec de la primaire. Ils démontrent surtout l’état de fébrilité et d’incertitude du PS", analyse de son côté un proche d’Emmanuel Macron.

Ce passe-droit, Jean-Christophe Cambadélis est aussi prêt à l’accorder à Jean-Luc Mélenchon. Ainsi, Christophe Borgel, le monsieur Elections du Parti socialiste, a-t-il expliqué en petit comité que "si le 2 janvier, après les fêtes, ils disent qu’ils veulent finalement participer, on trouvera une solution".

Mais il y a fort à parier que ni Emmanuel Macron ni Jean-Luc Mélenchon n'accepteront cette invitation.

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