Jean-Marie Le Guen conseille à ceux qui veulent relancer le débat d’une primaire à gauche de "consulter"

Publié à 14h53, le 03 janvier 2016 , Modifié à 14h53, le 03 janvier 2016

Jean-Marie Le Guen conseille à ceux qui veulent relancer le débat d’une primaire à gauche de "consulter"

BONNE AMBIANCE – Jean-Marie Le Guen reste Jean-Marie Le Guen, le meilleur ennemi des frondeurs du PS (et de Cécile Duflot). C’est-à-dire offensif, surtout contre ceux qui, à gauche, ne font que de critiquer François Hollande et le gouvernement Valls. Invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro ce dimanche 3 janvier, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement a ainsi pesté contre cette partie de la gauche, et notamment du PS, qui souhaitent relancer l’idée d’une primaire à gauche pour relégitimer François Hollande (ou trouver un autre candidat plus à gauche pour le PS en 2017).

Interrogé sur ces élus socialistes qui plaident encore et toujours pour la tenue d’une primaire, Jean-Marie Le Guen, proche de Manuel Valls et tenant de l’aile droite du PS, leur a donné deux conseils : attendre ou bien aller chez le psy pour se faire analyser. Est-ce à dire qu’il pense que "l’obsession" de la primaire relève d’une pathologie ?

"Je ne me situe pas là. J’essayais de parler du 13 novembre, du 11 janvier voyez-vous", dit-il avant d’ajouter :

"

S’ils ont des obsessions sur la problématique des primaires (sic), je leur conseille d’attendre un petit peu, voire même de consulter.

"

Samedi 2 janvier, c’est un député PS, frondeur intermittent, qui avait malicieusement relancé ce débat pour bien débuter 2016. Jean-Patrick Gille avait alors simplement relayé sur les réseaux sociaux un message rappelant que la primaire était inscrite dans les statuts du PS.

Voilà donc un autre sujet sensible à même de diviser un peu plus la gauche de gouvernement et au-delà. En plus du débat polémique actuel sur la déchéance de nationalité qui sème le trouble chez les socialistes. Pourtant, Jean-Marie Le Guen, qui fait le lien entre le gouvernement et le Parlement, en est convaincu : il y aura une majorité au Congrès pour voter cette réforme. Ce qui reste à démontrer.

Du rab sur le Lab

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