La charge ultra-violente de Marine Le Pen contre La France insoumise

Publié à 13h32, le 09 septembre 2017 , Modifié à 13h45, le 09 septembre 2017

La charge ultra-violente de Marine Le Pen contre La France insoumise
Marine Le Pen à Brachay (Haute-Marne), samedi 9 septembre. © FRANCOIS NASCIMBENI / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Marine Le Pen fait sa rentrée. Nouveau cartable, nouvelles lunettes et nouvel adversaire politique. Après le JT de 20 heures de TF1 jeudi dernier, la présidente du Front national était dans le petit village de Brachay (Haute-Marne), ce samedi 9 septembre. Pour essayer de reprendre le leadership de l’opposition, la cheffe frontiste a ciblé La France insoumise (LFI).

"Avec l’été, le fracas de la bataille présidentielle s’est estompé, la poussière est retombée, découvrant un paysage profondément transformé", a d’abord expliqué Marine Le Pen avant d’assurer que le "système politique" était "structuré globalement par trois forces : l’extrême gauche", "En marche, un mouvement bobos de droite et de gauche" et le FN, bien sûr. Mais si la députée du Pas-de-Calais est sévère avec le nouveau chef de l’Etat, elle est encore plus dure avec LFI :

L’extrême gauche est dominée par les islamo-trotskistes de La France insoumise, un salmigondis de contestataires qui puisent leur inspiration dans les pires dictatures, Cuba hier, le Venezuela aujourd'hui.Une bouillie idéologique entre Nuit debout et la révolution bolivarienne, entre les zadistes et les indigènes de la République, tous réunis par l’économie collectiviste, la haine sociale, le rejet de ce qui est français, le ressentiment de nos valeurs de civilisation. C’est sur ses bancs que siègent des députés qui soutiennent ceux qui je cite 'niquent la France'. C’est autour de Jean-Luc Mélenchon que plastronnent des députés qui n’arrivent même pas dire publiquement 'Vive la France' et qui ont sur la laïcité, l’islamisme et même les attentats comme celui de Charlie Hebdo des positions d’une gênante et scandaleuse ambiguïté. Je dis aux travailleurs français : 'N’ayez aucune confiance en ces gens-là'. Pour eux, l’homme à défendre n’est plus le prolétaire mais le migrant […] Les Insoumis ne sont pas une opposition, c’est un groupe d’agités qui ne s’opposent pas mais se donnent en spectacle, qui ne combat pas la mondialisation mais l’accompagne. Mondialistes et altermondialistes, même combat. Un vieil adage dit : 'faire et défaire, c’est toujours travailler '. Ben Mélenchon travaille. Il travaille à renverser les gouvernements qu’il a fait élire : François Hollande, hier, pour qui il avait voté, et qu’il a combattu pendant 5 ans, Emmanuel Macron aujourd’hui, pour qui tous ses amis ont appelé à voter et qu’il veut renverser aujourd’hui.

Au passage, Marine Le Pen évoque la polémique autour de la députée LFI Danièle Obono. Invitée des Grandes gueules en juin dernier, l’élue de la 17ème circonscription de Paris s’était interrogée – et non, avait refusé – sur la nécessité de dire 'Vive la France'.

Pour Marine Le Pen, il n’existe donc qu’une force d’opposition, la sienne. Elle estime que le parti d'extrême droite "apparaît comme un socle de stabilité politique et idéologique, un socle ferme sur lequel s'appuient nos positions déterminées et sur lequel demain se construira la grande alternance". 





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